(Paris) Des combats spectaculaires, un souffle épique, beaucoup d’humour et des larmes qui sonnent la fin du premier cycle entamé il y a onze ans. Avengers: Endgame, 22e film de l’univers cinématographique Marvel, a tout pour être aussi son plus grand succès au box-office.

Jusqu’à présent, les 21 précédents blockbusters adaptés des comics inventés par Stan Lee ont rapporté quelque 19 milliards de dollars dans le monde à Marvel Studios, rachetés par Disney il y a dix ans.

Avengers : Infinity War, sorti il y a un an et premier volet du diptyque qu’il compose avec Avengers: Endgame, en a rapporté un peu plus de deux à lui seul pour se hisser à la 4e place des plus gros succès de tous les temps, juste derrière Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force de J. J. Abrams et assez loin de Titanic et Avatar de James Cameron.

Compte tenu de l’immense succès rencontré par Avengers : Infinity War, troisième film réunissant Iron Man, Hulk, Thor & co, le quatrième est attendu comme le sommet d’une franchise qui est devenue une sorte de label ès qualité en matière de grand spectacle pour grand public. Le tout en construisant méthodiquement, à l’instar des comic books Marvel qui célèbrent cette année leurs 80 ans, un univers avec ses superhéros qui se croisent, ses histoires qui s’entremêlent, pour aboutir à l’épilogue de « la Saga de l’infini » ainsi nommée par son producteur et développeur Kevin Feige.

Selon les prévisions de Variety, le film qui sera diffusé dès vendredi aux États-Unis et au Canada (après sa sortie ce mercredi en France) pourrait engranger entre 200 et 260 millions de dollars pour son premier week-end d’exploitation.

Avengers: Endgame débute là où Infinity War se terminait, par une séquence rappelant le fléau commis par le grand méchant Thanos (Josh Brolin) qui d’un claquement de doigts fit disparaître la moitié des êtres de l’univers, après avoir réuni les six pierres d’infinités lui conférant ce pouvoir.

« Puzzle narratif »

Comme l’indique Tony Stark, alias Iron Man (Robert Downey Jr) dans une séquence visible dans la bande-annonce, dorénavant, pour les Avengers rescapés, la suite des évènements ne concerne pas tant « ce que nous avons perdu, mais ce qu’il nous reste ». Ainsi le film ne s’attarde-t-il pas sur le deuil de chacun. Mais la possibilité de remonter le cours de l’histoire devient l’objectif commun pour mieux la réécrire.

Une des recettes, qui fonctionne toujours aussi bien dans les films Marvel, outre la dose nécessaire de scènes d’actions rondement filmées, est son humour qui a pour autre effet vertueux d’en dire plus sur la personnalité de chaque superhéros que n’importe quel long discours. Malgré la gravité de la situation, Thor (Chris Hemsworth) en tête mais également Iron Man, Ant Man (Paul Rudd) offrent des moments de gags ou de reparties bienvenus pour faire passer plus vite les trois heures du film.

Soucieux de mettre en scène des personnages auxquels les spectateurs peuvent s’identifier, Marvel ne manque par ailleurs pas l’opportunité de remettre en avant le rôle des femmes à plusieurs occasions, dans le sillage de Captain Marvel, premier film porté par une superhéroïne (Brie Larson) sorti il y a quelques semaines.

Reste enfin la partie lacrymale du propos, un tantinet trop appuyée, même si le destin de certains personnages a de quoi émouvoir leurs fans.

Si Avengers: Endgame est « la dernière pièce d’un puzzle narratif sans précédent qui s’étend sur onze années », selon Joe Russo, coréalisateur du film avec son frère Anthony, il ne marque pas tout à fait la fin de la phase 3 de l’univers cinématographique Marvel imaginé par Kevin Feige.

Un 23e film s’en chargera cet été, Spider-man : Far from home, avant une phase 4 qui lancera une deuxième saga avec plusieurs films déjà en chantier : Black Widow, The Eternals, Les Gardiens de la Galaxie Vol. 3, Black Panther 2, Doctor Strange 2