Chaque été depuis 68 ans – sauf en 2020 –, La Roulotte fait voyager l’imaginaire des petits et des grands Montréalais. Compte tenu des contraintes sanitaires, l’acteur Philippe Robert a écrit et mis en scène un conte théâtral en cinq spectacles solos, pour raconter Le rêve de Monsieur Paul – l’autre histoire de La Roulotte, dans les parcs. Un clin d’œil aux radiothéâtres des années 50, offert en balado.

Texte : Pascaline David
Texte : Pascaline David La Presse
Photos : François Roy
Photos : François Roy La Presse

  • Le projet est né d’une contrainte technique. « C’était impossible de sortir le véhicule, qui attire automatiquement les foules, lance Philippe Robert. Je me suis dit, tant qu’à être nulle part, il va être partout ! » Le conte est centré autour de ce véhicule chargé d’Histoire et d’histoires, avec la fameuse Roulotte de Monsieur Paul, c’est-à-dire Paul Buissonneau, créateur de ce théâtre ambulant.

    PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

    Le projet est né d’une contrainte technique. « C’était impossible de sortir le véhicule, qui attire automatiquement les foules, lance Philippe Robert. Je me suis dit, tant qu’à être nulle part, il va être partout ! » Le conte est centré autour de ce véhicule chargé d’Histoire et d’histoires, avec la fameuse Roulotte de Monsieur Paul, c’est-à-dire Paul Buissonneau, créateur de ce théâtre ambulant.

  • Le conte en cinq pièces, d’une douzaine de minutes chacune, met en scène le personnage de Monsieur Paul. « Ce n’est pas exactement Paul Buissonneau, qui avait un caractère tonitruant, dit Philippe Robert. Je n’avais pas envie de me coller trop à la réalité. » Le metteur en scène a donc choisi des éléments du réel, comme le prénom Paul, ses grandes lunettes rondes, sa nationalité française et son amour du théâtre. Outre ces quelques traits, la personnalité du protagoniste a été imaginée. Monsieur Paul est un rêveur candide, un peu nerveux et plein de fantaisie.

    PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

    Le conte en cinq pièces, d’une douzaine de minutes chacune, met en scène le personnage de Monsieur Paul. « Ce n’est pas exactement Paul Buissonneau, qui avait un caractère tonitruant, dit Philippe Robert. Je n’avais pas envie de me coller trop à la réalité. » Le metteur en scène a donc choisi des éléments du réel, comme le prénom Paul, ses grandes lunettes rondes, sa nationalité française et son amour du théâtre. Outre ces quelques traits, la personnalité du protagoniste a été imaginée. Monsieur Paul est un rêveur candide, un peu nerveux et plein de fantaisie.

  • Puisqu’ils ne pouvaient se rassembler, les comédiens se sont tous approprié le personnage de Monsieur Paul à leur manière, dans une pièce en solo. Chaque histoire peut être comprise et appréciée individuellement, tout en faisant partie d’un plus vaste récit. Les interprètes incarnent Monsieur Paul à différents moments de sa vie, du rêve à la première représentation de La Roulotte, en passant par son adolescence.

    PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

    Puisqu’ils ne pouvaient se rassembler, les comédiens se sont tous approprié le personnage de Monsieur Paul à leur manière, dans une pièce en solo. Chaque histoire peut être comprise et appréciée individuellement, tout en faisant partie d’un plus vaste récit. Les interprètes incarnent Monsieur Paul à différents moments de sa vie, du rêve à la première représentation de La Roulotte, en passant par son adolescence.

  • Voilà une quinzaine d’années, Philippe Robert a lui-même joué avec le théâtre La Roulotte. « C’était un moment inoubliable et fondateur pour moi, se rappelle-t-il. C’est un travail théâtral de première ligne dans un lieu public, sans frontières ni critères pour y assister. » Ce projet lui tient beaucoup à cœur. « C’est mon projet le plus personnel, dont je suis le plus fier, ajoute-t-il. Il est devenu très cher au cœur de l’équipe, qui se l’est approprié artistiquement et personnellement de façon très émouvante. »

    PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

    Voilà une quinzaine d’années, Philippe Robert a lui-même joué avec le théâtre La Roulotte. « C’était un moment inoubliable et fondateur pour moi, se rappelle-t-il. C’est un travail théâtral de première ligne dans un lieu public, sans frontières ni critères pour y assister. » Ce projet lui tient beaucoup à cœur. « C’est mon projet le plus personnel, dont je suis le plus fier, ajoute-t-il. Il est devenu très cher au cœur de l’équipe, qui se l’est approprié artistiquement et personnellement de façon très émouvante. »

  • Le conte est un hommage à La Roulotte, fondée par Claude Robillard et Paul Buissonneau en 1953. Claude Robillard a eu l’idée originale de ce théâtre d’extérieur et c’est lui qui est allé chercher Paul Buissonneau, alors que ce dernier vendait des disques chez Archambault. L’histoire de Monsieur Paul n’est ni totalement vraie ni totalement fictive. « C’est un territoire de liberté pour donner libre cours à l’imagination et au jeu », souligne Philippe Robert.

    PHOTO FOURNIE PAR LE THÉÂTRE LA ROULOTTE

    Le conte est un hommage à La Roulotte, fondée par Claude Robillard et Paul Buissonneau en 1953. Claude Robillard a eu l’idée originale de ce théâtre d’extérieur et c’est lui qui est allé chercher Paul Buissonneau, alors que ce dernier vendait des disques chez Archambault. L’histoire de Monsieur Paul n’est ni totalement vraie ni totalement fictive. « C’est un territoire de liberté pour donner libre cours à l’imagination et au jeu », souligne Philippe Robert.

  • Le conte est un spectacle d’arts vivants et une émission de balado. « Il fallait à la fois rassembler et disperser le public, dit M. Robert. La balado permet de rejoindre plus facilement le public sur l’internet et de faire vivre l’aspect démocratique de La Roulotte. » La radio est aussi un élément important du spectacle : La Roulotte est née à l’âge d’or de la radio, dans les années 50. « On vit une sorte de deuxième âge d’or avec l’explosion des balados, un tremplin pour l’imaginaire », ajoute M. Robert, heureux de ce clin d’œil aux radiothéâtres.

    PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

    Le conte est un spectacle d’arts vivants et une émission de balado. « Il fallait à la fois rassembler et disperser le public, dit M. Robert. La balado permet de rejoindre plus facilement le public sur l’internet et de faire vivre l’aspect démocratique de La Roulotte. » La radio est aussi un élément important du spectacle : La Roulotte est née à l’âge d’or de la radio, dans les années 50. « On vit une sorte de deuxième âge d’or avec l’explosion des balados, un tremplin pour l’imaginaire », ajoute M. Robert, heureux de ce clin d’œil aux radiothéâtres.

  • Marcel Sabourin (à droite) a fait partie de la pièce Pierre et le loup, le tout premier spectacle du théâtre La Roulotte, en 1953. Il prête sa voix à l’un des personnages – un inventeur fantaisiste – dans la balado, aux côtés de jeunes finissants de l’École nationale du théâtre du Canada et du Conservatoire d’art dramatique de Montréal. « J’aime cette idée d’une passation entre les générations », précise Philippe Robert (à gauche).

    PHOTO SYLVAIN LÉGARÉ, FOURNIE PAR LE THÉÂTRE LA ROULOTTE

    Marcel Sabourin (à droite) a fait partie de la pièce Pierre et le loup, le tout premier spectacle du théâtre La Roulotte, en 1953. Il prête sa voix à l’un des personnages – un inventeur fantaisiste – dans la balado, aux côtés de jeunes finissants de l’École nationale du théâtre du Canada et du Conservatoire d’art dramatique de Montréal. « J’aime cette idée d’une passation entre les générations », précise Philippe Robert (à gauche).

  • Montréal est également un personnage central dans l’histoire de Monsieur Paul. Philippe Robert souhaitait évoquer la ville, en utilisant et en détournant certains de ses symboles. « C’est un propos sur l’art vivant et tous les possibles qu’il ouvre dans la ville », témoigne le metteur en scène. La Roulotte est le plus vieux théâtre pour enfants au Québec, qui a permis à plusieurs générations et à plus de 1 million de jeunes d’avoir un premier contact avec la magie du théâtre.

    PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

    Montréal est également un personnage central dans l’histoire de Monsieur Paul. Philippe Robert souhaitait évoquer la ville, en utilisant et en détournant certains de ses symboles. « C’est un propos sur l’art vivant et tous les possibles qu’il ouvre dans la ville », témoigne le metteur en scène. La Roulotte est le plus vieux théâtre pour enfants au Québec, qui a permis à plusieurs générations et à plus de 1 million de jeunes d’avoir un premier contact avec la magie du théâtre.

  • Le projet est produit par la Ville de Montréal, en partenariat avec l’École nationale du théâtre du Canada et le Conservatoire d’art dramatique de Montréal. Les représentations ont lieu dans les parcs des 19 arrondissements de la Ville de Montréal au cours de l’été. Surprise ! Certaines seront annoncées au dernier moment, d’autres ne le seront pas du tout !

    PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

    Le projet est produit par la Ville de Montréal, en partenariat avec l’École nationale du théâtre du Canada et le Conservatoire d’art dramatique de Montréal. Les représentations ont lieu dans les parcs des 19 arrondissements de la Ville de Montréal au cours de l’été. Surprise ! Certaines seront annoncées au dernier moment, d’autres ne le seront pas du tout !

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