(Vancouver) L’un des communicateurs écologistes les plus connus au Canada fait ses débuts sur les planches cette semaine dans le cadre d’un festival des arts de la scène à Vancouver.

La Presse canadienne

David Suzuki, âgé de 83 ans, montera sur scène aux côtés de sa femme Tara Cullis, âgée de 70 ans, elle aussi militante écologiste, dans la pièce What You Won’t Do For Love (Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour l’amour), créée en collaboration avec la compagnie torontoise Why Not Theatre.

Le directeur artistique du Why Not, Ravi Jain, explique que la pièce explore la question de savoir si l’on peut aimer la planète comme on aime ses semblables. La « conversation », scénarisée, entre les deux environnementalistes se déroule à table pendant le souper, et présente des pans de la vie du couple s’étalant sur quatre décennies de militantisme.

La pièce, qui est appelée à évoluer au fil du processus de création, se concentre sur les liens familiaux, l’excitation et les frustrations que procurent le militantisme, et la puissance de l’amour pour motiver les individus, avec un soupçon d’humour, dans l’espoir de dynamiser le public.

David Suzuki déplore que les décisions sur la façon d’atténuer le changement climatique dépendent souvent de craintes économiques, plutôt que des liens des humains avec la nature. Mais pour faire face sérieusement à la crise environnementale, l’animateur de l’émission de documentaires scientifiques The Nature of Things, au réseau anglais de Radio-Canada, soutient que les gens doivent surtout apprendre à aimer le monde qui nous maintient en vie et en bonne santé.

Selon le directeur artistique du Why Not, qui a eu l’idée du projet, c’est la première fois que le festival Push International Performing Arts met à l’affiche une telle création évolutive, et il espère qu’une version finale de la pièce sera présentée au même endroit l’année prochaine.