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Le genre en question(s) au FTA

Le spectacle Genderf*cker, signé par Pascale Drevillon et... (PHOTO FOURNIE PAR LE FTA)

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Le spectacle Genderf*cker, signé par Pascale Drevillon et Geoffrey Gaquère

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Toutes les semaines, La Presse présente les actualités de la semaine dans le monde du théâtre à Montréal et au Québec. Premières, coups de coeur, spectacles en tournée et pièces à voir. La scène se passe ici et maintenant.

C'est aujourd'hui que se met en branle le 13e Festival TransAmérique (FTA). Parmi les grands thèmes qui sous-tendent la programmation de cette année, on remarque la présence de deux, voire trois spectacles qui s'articulent autour de l'identité de genre.

Le directeur artistique du FTA, Martin Faucher, reconnaît que le questionnement autour de l'identification au genre masculin ou féminin est très présent sur les scènes théâtrales du globe « depuis deux ans et demi ou trois ans ». Les questions sont multiples, dit-il. « Une fois qu'on adopte un genre ou l'autre, jusqu'où veut-on creuser dans l'identification ? Quelles masculinité ou féminité veut-on représenter ? »

Présenté du 24 au 26 mai au Prospero, le spectacle de danse Savusun, de Sorour Darabi, apporte sa propre réponse. Originaire d'Iran, il/elle utilise son corps en transition comme matière première, dans une performance articulée autour des rituels de deuil chiites. « Il s'agit d'un spectacle très confrontant, car Sorour Darabi affiche un corps dit masculin, mais avec une très grande féminité », explique Martin Faucher.

Dans Genderf*cker, la performeuse Pascale Drevillon raconte dans un spectacle déambulatoire, présenté du 31 mai au 3 juin, sa transition d'un corps d'homme à celui de femme. « Elle raconte son parcours, pourquoi ce corps d'homme ne lui correspondait pas par son manque de sensibilité, de raffinement. Ça nous oblige à nous questionner sur les présuppositions associées à chacun des genres. Finalement, on comprend qu'il y a autant d'hommes ou de femmes que de personnes. »

Sans aborder la transsexualité, le Sud-Africain Steven Cohen offre quant à lui une proposition dansée où le corps devient oeuvre d'art avec Put Your Heart Under Your Feet... and Walk !, présentée du 27 au 29 mai à l'Usine C.

Trois spectacles qui « touchent des zones intimes et impudiques, qui nous confrontent à l'intimité des autres et nous ramènent à notre courage individuel. Avons-nous le courage de faire les gestes qu'il faut pour nous respecter ? », lance Martin Faucher.

Lumières sur le spleen

Le spectacle Quasi Niente est librement inspiré du... (PHOTO FOURNIE PAR LE FTA) - image 2.0

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Le spectacle Quasi Niente est librement inspiré du film Le désert rouge de Michelangelo Antonioni.

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Les Italiens Daria Deflorian et Antonio Tagliarini sont des habitués du FTA, où l'un de leurs spectacles - mettant en scène des retraitées grecques à l'heure de la crise économique - a fait grand bruit en 2016. Ils débarquent cette année avec Quasi niente, pièce inspirée du film d'Antonioni Le désert rouge, dans laquelle ils abordent avec délicatesse et humour le sujet de la dépression. « C'est un spectacle qui parle de notre monde d'opulence où l'essentiel manque. Il met le doigt sur ce qui nous tue, tout le monde, sur cette surconsommation qui amène une spirale intenable. » Un spectacle empreint de « lumière bienfaisante », estime Martin Faucher.

Du 23 au 25 mai à l'Usine C (en italien avec surtitres français et anglais).

Impro à la polonaise

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Trois acteurs du spectacle Fantasia qui improvisent sous la direction de la Polonaise Anna Karasinska

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Sur scène, six acteurs sans aucun texte en tête. Dans la salle, une metteure en scène qui donne ses directives au micro pour créer des mini-récits improvisés in situ. Voici Fantasia, conçu par la Polonaise Anna Karasinska. « Le spectacle exige une disponibilité et une grande écoute de la part des acteurs, mais aussi du public », dit Martin Faucher, qui compare Fantasia à une partition de jazz, avec une trame fixe, mais modulée au gré des interventions de la conceptrice.

Du 24 au 26 mai, au Centaur (en polonais avec surtitres français et anglais).

Le retour de Mouawad

Tous des oiseaux ouvre le Festival TransAmériques (FTA).... (PHOTO SIMON GOSSELIN, FOURNIE PAR LE FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES) - image 4.0

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Tous des oiseaux ouvre le Festival TransAmériques (FTA).

PHOTO SIMON GOSSELIN, FOURNIE PAR LE FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES

Premier spectacle de Wajdi Mouawad créé à titre de directeur du Théâtre de La Colline à Paris, en novembre 2017, Tous des oiseaux ouvre le FTA précédé de critiques élogieuses. Dans cette fresque théâtrale de quatre heures et en quatre langues (allemand, anglais, arabe et hébreu) avec surtitres français, l'auteur d'Incendies aborde le conflit israélo-palestinien, par le truchement d'un couple mixte (une étudiante arabe et un scientifique juif). En filigrane, sa pièce pose aussi la question de la peur de l'Autre et de l'obsession de l'ennemi. Elle marque le grand retour de Mouawad au pays, puisque, après les représentations au FTA, Tous des oiseux ira au Carrefour international de théâtre à Québec, le 3 juin. Puis, sous le titre de Birds of a Kind, une production dirigée par Antoni Cimolino, dans une traduction de Linda Gaboriau, sera à l'affiche du Festival de Stratford, en Ontario, à partir du 30 juillet.

Du 22 au 27 mai, au Théâtre Jean-Duceppe.

Performance : L'évasion fiscale sur scène

Marc Béland et Alix Dufresne dans Hidden Paradise... (PHOTO MAXIME-ROBERT-LACHAINE, FOURNIE PAR LE FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES) - image 5.0

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Marc Béland et Alix Dufresne dans Hidden Paradise

PHOTO MAXIME-ROBERT-LACHAINE, FOURNIE PAR LE FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES

Marc Béland et Alix Dufresne proposent une performance scénique fascinante sur un sujet très terre à terre : l'évasion fiscale. À partir du verbatim d'une entrevue avec le philosophe Alain Deneault, accordée au micro de Marie-France Bazzo, le couple d'interprètes a créé un spectacle de danse-théâtre unique et tonique. Hidden Paradise est un parfait exemple du rôle essentiel des artistes dans notre société. Et du pouvoir de la représentation dans la prise de conscience citoyenne.

Du 25 au 28 mai, au Monument-National.

Danse : L'Afrique, au-delà des clichés

Kalakuta Republik, une création du chorégraphe burkinabè Serge... (PHOTO SOPHIE GARCIA, FOURNIE PAR LE FTA) - image 6.0

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Kalakuta Republik, une création du chorégraphe burkinabè Serge Aimé Coulibaly au FTA

PHOTO SOPHIE GARCIA, FOURNIE PAR LE FTA

Kalakuta Republik était le nom que le musicien nigérian Fela Kuti donnait à la maison qui accueillait sa famille, ses musiciens et son studio d'enregistrement, celui-là même où il a enregistré la chanson Zombie, qui critiquait le pouvoir nigérian, en comparant les soldats à des zombies. C'est aussi le titre de la création du chorégraphe burkinabè Serge Aimé Coulibaly. La musique de cette figure mythique africaine, connue pour ses positions engagées, mais aussi comme l'inventeur de l'afrobeat, met la table dans cette pièce pour sept danseurs qui se présente comme un véritable hymne à la résistance. Dans une boîte de nuit enfumée, leurs corps endiablés deviennent instruments de la révolution, dans une Afrique décomplexée à l'identité retrouvée, réaffirmée, libérée, mais qui doit composer aussi avec ses cicatrices et stigmates. Présentée comme la suite logique de la pièce Nuit blanche à Ouagadougou, qui avait fait connaître Coulibaly et sa compagnie Faso sur fond de soulèvement populaire dans la capitale burkinabè, Kalakuta Republik promet de vous entraîner dans sa transe.

Du 23 au 25 mai, au Monument-National.




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