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City: les lumières de la ville

Métaphore de l'aliénation de la vie urbaine et... (Photo fournie par la production)

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Métaphore de l'aliénation de la vie urbaine et moderne, le propos de City dénonce la normalisation et le conformisme de la société actuelle.

Photo fournie par la production

Il n'est pas aisé de transposer un roman au théâtre. L'univers romanesque et allégorique touche au monde de l'imaginaire là où le théâtre a besoin de vie et d'émotions. Bien sûr, le roman peut inspirer les créateurs scéniques comme il le fait pour plusieurs cinéastes. Seulement, le coefficient de difficulté est élevé.

Des pistes scéniques intéressantes

Pour ouvrir la saison de la grande salle du Prospero, le Théâtre des obnubilés de Nicole propose une adaptation du roman City, d'Alessandro Baricco. La pièce est mise en scène par Christel Marchand qui a aussi signé l'adaptation avec Magalie Morin. Sa proposition flirte avec l'art multidisciplinaire et explore des pistes scéniques intéressantes.

Métaphore de l'aliénation de la vie urbaine et moderne, le propos de City dénonce la normalisation et le conformisme de la société actuelle. L'oeuvre interroge notre rapport à la folie et à la marginalité. On y voit Gould, enfant savant souffrant du syndrome d'Asperger, qui rencontre Shatzy, jeune femme qui le prendra sous son aile et remplacera ses parents absents. Dans la jungle bruyante de nos villes, ces deux « esseulés » feront malgré tout un bout de chemin ensemble.

« La vie ne semble qu'un enchaînement de normes apprises, colossales et souvent absurdes », écrit Marchand dans le programme de City.

Un beau jeu d'ensemble

Si l'effort est louable, le résultat demeure peu convaincant. L'histoire alambiquée s'éparpille trop pour soutenir le rythme et notre attention. Au final, cette rencontre qui a tout pour émouvoir nous laisse indifférent.

La distribution se débrouille néanmoins fort bien. Dans le rôle de Gould, cet enfant « pas normal » mais très intelligent, devenu trop vite adulte, Paul Ahmarani est fort inspiré. La jeune et charismatique Geneviève Beaudet incarne avec justesse la beauté sauvage et la révolte intérieure de Shatzy. Jean Belzil-Gascon, Gabriel Doré et Paul-Patrick Hébert jouent habilement plusieurs personnages secondaires, dont certains très comiques.

La musique du groupe folk alternatif montréalais Les Revenants et les projections des illustrations de Pierre-Yves Girard apportent une belle ambiance à la production. Christel Marchand signe également la scénographie très dépouillée.

Malheureusement, c'est beaucoup de talent et de travail pour une production qui n'a pas trouvé son rythme et sa voie.

Au Théâtre Prospero jusqu'au 27 septembre




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