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Paul Buissonneau «citoyen d'honneur de Montréal»

Richard Bergeron, chef de l'Opposition officielle à la... (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Richard Bergeron, chef de l'Opposition officielle à la Ville de Montréal, Paul Buissonneau et Denis Coderre, maire de Montréal.

Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

L'homme de théâtre montréalais Paul Buissonneau, le créateur du théâtre ambulant La Roulotte et du personnage de Piccolo, a été fait, ce vendredi, citoyen d'honneur de Montréal.

La cérémonie s'est déroulée dans le salon d'honneur de l'hôtel de ville où l'artiste aujourd'hui âgé de 87 ans a été accueilli par les applaudissements nourris du public - et notamment des membres de la communauté artistique québécoise - durant plusieurs minutes. Un hommage mérité, a dit le maire de Montréal, Denis Coderre, qui a lu un long et touffu discours pour rappeler toutes les réalisations artistiques de Paul Buissonneau, ce «pionnier de la démocratisation de la culture qui nous a tellement appris», a dit le maire, «cet homme de conviction et de caractère qui ne crie pas mais parle fort!»

Le maire Coderre a évoqué les grandes étapes de la carrière de Paul Buissonneau, cet artiste né le 24 décembre 1926 à Paris et devenu orphelin à la mort de sa mère en 1941. Membre du groupe de chansonniers français Les Compagnons de la chanson en 1946, Paul Buissonneau est venu chanter au Québec en 1948 où il a rencontré l'amour qui le fera s'y établir deux ans plus tard.

Parmi les artistes présents hier pour cet hommage, la comédienne Jeanine Sutto a dit être émue, elle qui a connu l'artiste dès sa première venue à Montréal.

Le maire a rappelé que Paul Buissonneau était employé de la Ville en 1952 et que la création de la Roulotte fut rendue possible grâce à l'aide primordiale de Claude Robillard, alors directeur du service des parcs à la Ville de Montréal. Il a évoqué ensuite la création du Théâtre Le Quat'Sous en 1955 et a raconté l'anecdote selon laquelle Paul Buissonneau avait dit à Robert Charlebois «Organisez-vous avec votre ostie d'show!», ce qui donna naissance au nom du spectacle L'Osstidcho, qu'il mit en scène au même théâtre avec Robert Charlebois, Yvon Deschamps, Louise Forestier et Mouffe.

Présente à l'hommage, la comédienne Pascale Montpetit a dit à La Presse «aimer cet homme» qui lui a enseigné le théâtre. «Je n'ai pas de souvenir de l'avoir rencontré, il a toujours été dans ma vie, a-t-elle dit. Il est entré par effraction dans mon imagination.»

Le vieux compagnon de la Roulotte de Paul Buissonneau, le comédien Marcel Sabourin, a confié à La Presse avoir connu Montréal «à cause de Paul» quand ils parcouraient la ville ensemble avec le fameux théâtre ambulant. Marcel Sabourin a rappelé les noms de quelques artistes qui ont vécu l'aventure de la Roulotte, les Guy Sanche, Jean-Louis Millette, Clémence Desrochers, Claude Léveillée, Yvon Deschamps et François Barbeau. «Une maudite gang! Et Paul était notre tyran! Sans oublier l'importance de Claude Robillard qui a rendu tout ça possible...», a dit M. Sabourin.

Le maire Denis Coderre a révélé qu'il avait rencontré Paul Buissonneau pour la première fois alors qu'il était élève de secondaire 5 à l'école polyvalente Henri-Bourassa. «On jouait Antigone, a dit le maire. Paul Buissonneau a été une inspiration pour moi et m'aura enseigné l'authenticité.»

Le chef de l'Opposition officielle à la Ville de Montréal, Richard Bergeron, a dit que Paul Buissonneau «a contribué à enrichir la vie sociale et culturelle de Montréal» avec «sa passion et son énergie hors du commun». De son côté, le maire de Sud-Ouest, Benoît Dorais, a loué l'artiste qui «a participé à l'implantation des Maisons de la culture».

Après tous ces hommages, Paul Buissonneau, assis sur une chaise et les yeux pétillants de joie, a pris la parole avec la verve qu'on lui connaît. Il a commencé par dire «Je ne suis pas un grand Montréalais, je suis un gros Montréalais!» Puis, dans la même veine, il a raconté un rêve qu'il avait fait dernièrement: «Je me voyais en train de crier ''Anges du paradis, portez-vous des bretelles?'' Et on me répondait: ''Mais pauvre connard, tu devrais savoir que les anges ne portent pas de culottes!''»




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