En 2013, Anna Raymonde Gazaille a fait une entrée discrète dans le petit monde du polar québécois avec Traces (Leméac), un récit de bonne facture dans lequel l'inspecteur Paul Morel et ses collaborateurs traquaient un prédateur sexuel.

Norman Spenher LA PRESSE

La fine équipe de flics revient dans Déni, où ils sont confrontés à une affaire des plus délicates et pleine d'imprévus, un puzzle macabre où il sera question de multiculturalisme, d'accommodements raisonnables et de fanatisme religieux.

Tout commence avec la découverte, dans une piscine municipale de Parc-Extension, du cadavre d'une jeune fille d'origine pakistanaise. Suicide ou homicide? Crime d'honneur?

Telle est la question à laquelle devront répondre Morel et ses collègues, qui se heurteront très vite aux réticences des témoins, dont les parents de la jeune fille, tous membres de communautés repliées sur leurs propres codes.

Au-delà de l'intrigue policière complexe et passionnante, ce sont les personnages qui retiennent l'attention. Loin des clichés du genre, ce sont des protagonistes sympathiques, des professionnels compétents et dévoués, aux personnalités attachantes, qu'on espère vivement revoir dans d'autres enquêtes.

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Déni. Anna Raymonde Gazaille. Leméac, 290 pages.