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Ladivine : un livre intense qui se lit lentement ***1/2

André LeBel
La Presse

Il faut aimer les histoires complexes et l'écriture recherchée pour apprécier ce roman de Marie Ndiaye, qui se déroule dans une atmosphère étouffante et sombre.

Page après page, on continue pourtant la lecture. L'écriture de Ndiaye a quelque chose d'envoûtant qui force le lecteur à traverser des sous-intrigues longuettes.

Ladivine met en scène trois générations de femmes soumises et effacées qui se renient les unes les autres et trompent leur entourage. Le mensonge, la trahison et l'abandon sont bien sûr accompagnés de honte et de culpabilité.

Malinka va jusqu'à changer d'identité pour se distancier de sa mère. Incapables d'échapper à leur triste destin, ces femmes courent même au-devant de leurs malheurs.

Le roman est teinté de fantastique. Les chiens bruns, présentés comme des réincarnations, ont un rôle ambigu. Offrent-ils une protection ou sont-ils une menace?

Tout le récit est une démonstration de l'impossibilité de connaître vraiment les autres. Les relations familiales, normales en apparence, sont détruites par le non-dit.

C'est un livre intense qui se mérite, qui se lit lentement et avec concentration. Marie Ndiaye a reçu le prix Goncourt 2009 pour son précédent roman, Trois femmes puissantes.

* * * 1/2

Ladivine. Marie Ndiaye. Gallimard, 404 pages.




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