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Misère de la pensée : remise en perspective ***1/2

Daniel Lemay
La Presse

«La philosophie est devenue le mannequin vivant de ce qu'elle fut jadis, un grand musée où s'entassent de vieilles antiquités sur lesquelles se pratique, en permanence, la réanimation artificielle!»

Et la méthode de réanimation, soutient Robin Fortin, consiste essentiellement, pour les maîtres et les apprentis-penseurs, à citer les «grandes divas» de la philosophie sans se demander si leurs systèmes ont résisté au temps ou si les bases de leurs concepts sont même vraies.

Comme le fameux «je pense, donc je suis», première «certitude» de Descartes sur laquelle il a assis d'abord sa preuve de l'existence de Dieu.

«Stérile», écrit Fortin, lui-même prof de philo au collégial. Comme il le fait pour «le divin Platon», Aristote, Rousseau «le rêveur solitaire», Hegel «le grand» et Heidegger «le penseur de l'être», Robin Fortin se livre ici à une critique totale des positions et systèmes philosophiques.

L'exercice - que le profane curieux peut suivre sans problème jusqu'au «territoire» allemand - relève davantage de la remise en perspective que du «déboulonnage», si cher aux tenants de la révolution permanente. Reste que l'auteur se fera peu de nouveaux amis chez les «philosophes fonctionnaires».

* * * 1/2

Misère de la pensée. Robin Fortin. Liber, 175 pages.




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