Tardi, brillant adaptateur de Léo Malet, a consacré bien des pages à la guerre de 1914-1918. Dans ce bouquin, il passe à la suivante, celle contre Hitler, que son père a faite... et passée pour l'essentiel en captivité.

Mis à jour le 23 janv. 2013
Alexandre Vigneault LA PRESSE

René Tardi, qui faisait partie d'une division de blindés, a en effet été fait prisonnier très tôt: le 22 mai 1940, 12 jours après le début de l'offensive allemande et un mois avant la capitulation de la France.

Tardi, qui s'appuie sur les carnets de son père, raconte l'arrogance militaire de la France, sa désorganisation sur le terrain et la colère immense de son père qui, très tôt, semble avoir compris que tout ça finirait très mal.

Ce récit de guerre n'est pas une bande dessinée traditionnelle, en ce sens que l'essentiel du texte est narré, ce qui limite l'action.

Le dessin mise sur des planches divisées en trois, comme autant de plans larges sur l'horreur et l'humiliation. Ce premier tome n'est pas mémorable, mais dégage un parfum de vérité.

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Moi, René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB. Tardi. Casterman. 188 pages.