L'astucieux Pierre-Esprit Radisson a sauvé sa peau plus d'une fois au cours de sa vie, relatée avec panache par le bédéiste Jean-Sébastien Bérubé. La série qui le met en vedette, dont le quatrième et dernier tome Pirates de la baie d'Hudson vient de paraître, a toutefois failli sombrer le printemps dernier, mais son auteur doit une fière chandelle à... ses lecteurs.

Mis à jour le 16 nov. 2012
Alexandre Vigneault LA PRESSE

Glénat Québec avait décidé de cesser la publication des aventures Radisson le printemps dernier. Or, des lecteurs ont protesté et même lancé une pétition pour sauver la série. En l'espace de quelques jours, une entente est intervenue entre l'auteur et l'éditeur. «J'ai été très touché par ce mouvement, dit Jean-Sébastien Bérubé. J'ai été agréablement surpris et j'en suis très reconnaissant aux fans de la série.»

Plutôt que les cinq tomes initialement prévus, le bédéiste a dû boucler son récit inspiré de la biographie de l'explorateur du XVIIe siècle en quatre. Un mal pour un bien, estime-t-il aujourd'hui, puisqu'il a supprimé des longueurs pour ramener de l'action. Pirates de la baie d'Hudson raconte les dernières années de Radisson, qui finasse et use de ses alliances avec les Anglais, les marchands de la Nouvelle-Angleterre et les autochtones pour tirer profit de la traite des fourrures.

Jean-Sébastien Bérubé, qui a consacré cinq ans de sa vie à cette série historique fort bien faite, entend désormais préparer un récit plus personnel. Il travaille à un roman graphique en noir et blanc inspiré d'un voyage qu'il a fait au Tibet il y a sept ans. Il annonce un récit critique à l'égard de la Chine et qui prend ses distances avec les clichés concernant les moines bouddhistes qui sont souvent le lot des histoires campées dans ce territoire.