Peut-on justifier le massacre de millions de personnes en invoquant leur impact néfaste sur la faune et la flore? C'est la question que pose Karen Traviss, une auteure de science-fiction britannique, dans sa série «Les guerres de Wess'har», dont le troisième tome vient de paraître.

Mis à jour le 22 févr. 2009
Mathieu Perreault LA PRESSE

Ancienne militaire, Mme Traviss a aussi été choisie pour écrire certains des livres de la série Star Wars. Sa prose y gagne une certaine précision dans les rapports de force entre les personnages, notamment la «policière environnementale» qui tient le rôle principal. À noter, la traduction est bien faite, et rend bien l'intrigue.

 

L'héroïne part à la recherche d'une colonie humaine située à 25 années-lumière de la Terre. Seule une poignée de colons ont survécu, sous la surveillance d'un peuple extraterrestre, les Wess'har, qui veille jalousement sur ses planètes. Les Wess'har considèrent que la vie d'un être d'une intelligence supérieure - comme eux-mêmes ou les humains - vaut autant que celle d'une plante ou d'un insecte. Et ils n'hésitent pas à massacrer les humains quand ces derniers menacent des organismes vivants sur leur planète.

Au passage, on a droit à quelques clins d'oeil faisant habilement référence à des débats et phénomènes actuels.

Le dernier tome de la série, Le monde d'avant, vient d'être publié en grand format en France. Le format poche du premier tome, La cité de perle, est tout juste sorti dans les librairies québécoises.

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La cité de perle

Karen Traviss

Milady

438 pages

10,95$

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