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La romancière Michèle Mailhot emportée par la maladie

La romancière et femme de lettres Michèle Mailhot est décédée à Outremont après... (Photo: Archives La Presse)

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Photo: Archives La Presse

Daniel Lemay
La Presse

La romancière et femme de lettres Michèle Mailhot est décédée à Outremont après une longue maladie; elle avait eu 77 ans la semaine dernière. La nouvelle nous est venue de sa fille, Julie Mailhot, longtemps associée au milieu du spectacle à titre de relationniste.<

Née Asselin, Michèle Mailhot avait obtenu un baccalauréat en pédagogie de l'Université de Montréal en 1953, puis avait quitté la métropole pour aller enseigner aux Montagnais de la Romaine, sur la Côte-Nord. Elle se réorientera toutefois assez vite vers le journalisme, qu'elle pratiquera à Points de vue, au Nouveau Journal puis à Radio-Canada, à la fin des années 50.

 

De 1961 à 1965, alors qu'elle est critique littéraire au magazine Châtelaine, elle publie son premier roman, Dis-moi que je vis, au Cercle du Livre de France. Après le récit Le Portique (1967), qui traite de son expérience comme novice dans une communauté religieuse, elle lance en 1969 Le Fou de la reine - quête de l'absolu dans l'amour - aux Éditions du Jour. Elle y travaillera bientôt comme conseillère littéraire, après deux ans (1969-1971) au poste d'adjointe au directeur des Presses universitaires de Montréal. Dans l'effervescence des années 70, Michèle Mailhot sera aussi rédactrice aux éditions de l'Étincelle et lectrice dans différentes autres maisons.

En 1972, elle publie La mort de l'araignée, où émerge la perspective d'une nouvelle vie de femme - ou d'une vie de femme nouvelle -, puis, en 1975 aux Éditions La Presse, Veuillez agréer, une histoire de divorce comme elle vient alors d'en vivre une; le roman lui vaudra le prix de La Presse et sera traduit en anglais.

Il se passera alors neuf ans avant que Michèle Mailhot ne revienne avec La vie arrachée, «cahiers» d'un journal intime qu'elle décrira à notre collègue Réginald Martel comme «une grossesse de cris» qui l'obligeait à «hurler pour ne pas étouffer»: «déchaînement cathartique» d'une quinquagénaire qui, en quelques années, avait perdu ses deux fils et son père.

Suivra Notes de parcours (Éd. La Presse, 1986) dont le contenu est diffusé à la radio de Radio-Canada dans le cadre de la série Journal intime - comme l'avaient été certaines parties de La vie arrachée -, puis Béatrice vue d'en bas (Boréal, 1988), un roman salué par la critique. Le passé composé, publié chez Boréal en 1990, sera le dernier livre de Michèle Mailhot, dont la qualité d'écriture ne s'est jamais démentie.

Une cérémonie aura lieu le jeudi 22 janvier, entre 16h et 19h, au Memoria de la maison Dallaire, 1111, avenue Laurier Ouest.

 




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