(Halifax) Une maison d’édition néo-écossaise vient de faire paraître une nouvelle version traduite en gaélique du célèbre roman Anne… la maison aux pignons verts de Lucy Maud Montgomery.

Publié le 3 janvier
Danielle Edwards La Presse Canadienne

C’est la première fois que les aventures centenaires d’Anne sont traduites en langue écossaise, bien que le gaélique soit « la langue ayant les liens culturels et historiques les plus proches de L. M. Montgomery et de l’Île-du-Prince-Édouard après l’anglais », souligne la maison d’édition Bradan Press, établie à Halifax.

La traduction en gaélique intitulée Anna Ruadh ou Anne la rousse a été ajoutée à la collection du Site Patrimonial Green Gables, à Cavendish, à l’Île-du-Prince-Édouard, lieu où se situe l’action du roman.

L’éditrice Emily McEwan, fondatrice de Bradan Press, a déclaré lors d’un récent entretien que la traduction en gaélique tire profit de l’important héritage historique écossais de l’île, ajoutant que Mme Montgomery comptait des ancêtres d’expression gaélique des deux côtés de son arbre généalogique.

« Quand on lit la traduction en gaélique, l’humour semble si naturel… tout aussi drôle que dans la version anglaise », croit Mme McEwan.

« L’humour de l’île, l’humour de (Lucy Maud) Montgomery, celui avec lequel elle a grandi et par lequel elle a été imprégnée, c’est l’humour gaélique, l’humour écossais », renchérit l’éditrice.

Anne… la maison aux pignons verts raconte l’histoire d’une orpheline du nom d’Anne Shirley qui arrive sur l’île après avoir été adoptée par un frère et une sœur âgés habitant sur une ferme.

Ce roman est devenu un classique de la littérature canadienne depuis sa parution en 1908. Il a depuis été traduit en plus d’une trentaine de langues.

L’éditrice de la version en gaélique s’attend à ce que les lecteurs qui s’y aventurent soient des gens qui cherchent à améliorer leur connaissance de la langue ou qui collectionnent tout ce qui touche à l’univers d’Anne.

C’est à la traductrice Morag Ann MacNeil que l’on doit cette nouvelle version et selon ses dires, la tâche ne s’est pas avérée facile. Certains mots lui ont posé problème, surtout lorsque l’autrice décrit avec emphase les arbres et les fleurs.

« J’ai fait beaucoup de recherches, a-t-elle partagé, notamment en discutant avec des experts de l’œuvre de Montgomery et en me référant régulièrement au dictionnaire gaélique. »

Malgré les embûches, la traductrice croit bien que son travail est fidèle à la version originale.

Cet article a été produit avec l’aide financière des Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.