Le Prix littéraire des collégiens 2021 a été remis mercredi soir à Ténèbre, le premier roman de Paul Kawczak, qui raconte le récit par moments hallucinant de Pierre Claes, un géomètre blanc en mission dans le Congo colonial du XIXe siècle.

Simon Chabot Simon Chabot
La Presse

Quelque 725 lecteurs de 59 institutions collégiales du Québec ont participé à la sélection du lauréat, qui s’est faite principalement en ligne cette année.

« Valsant entre romantisme et horreur, Ténèbre incarne toute la violence de la colonisation congolaise et impose une relecture de cette sombre époque », a fait savoir le jury dans le cadre d’une cérémonie qui s’est tenue en ligne mercredi.

« Merci beaucoup aux collégiens et collégiennes qui formaient le jury. Ils sont de jeunes adultes très adultes, osant poser des questions pouvant parfois aller sur des terrains plus sensibles, mais toujours fait de manière respectueuse. Ils m’inspirent beaucoup, des gens aptes à la démocratie, au débat », a réagi l’auteur Paul Kawczak, qui reçoit avec ce prix la bourse Bourgie-Lemieux d’une valeur de 5000 $.

Les quatre autres finalistes pour ce 18e Prix des collégiens étaient Tireur embusqué de Jean-Pierre Gorkynian (Mémoire d’encrier), Une joie sans remède de Mélissa Grégoire (Leméac), Chasse à l’homme de Sophie Létourneau (La Peuplade, qui a aussi publié Ténèbre) et Le Mammouth de Pierre Samson (Héliotrope).

En janvier dernier, le jury du Prix des cinq continents a accordé une mention spéciale à Ténèbre. Paru en janvier 2020, le roman de Paul Kawczak, un Français d’origine aujourd’hui installé à Saguenay, a aussi remporté le Prix des lecteurs de L’Express/BFMTV, le Prix littéraire de Trouville, le Prix des Rendez-vous du premier roman 2020 et le Prix du roman du Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean,