Chaque dimanche, une personnalité publique nous confie quelles sont ses lectures du moment. Cette semaine, Émile Roy, réalisateur et youtubeur.

Nathalie Collard Nathalie Collard
La Presse

Le portrait de Dorian Gray

Oscar Wilde
Flammarion

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Le portrait de Dorian Gray, d’Oscar Wilde

« Depuis un an, j’ai beaucoup augmenté ma fréquence de lecture. Au début, je les choisissais selon les recommandations de mon entourage, de ma famille et de mes amis. Mais plus tu lis et plus tu as envie de lire : chaque livre est comme un arbre avec ses branches qui te mènent vers d’autres livres. Là, je m’intéresse aux décadentistes, un mouvement littéraire de la fin du XIXe siècle. Dorian Gray, c’est l’histoire d’un homme qui se transforme en œuvre d’art alors que l’œuvre d’art prend sa place, vieillit et s’enlaidit. C’est une satire, mais c’est aussi une réflexion sur l’art, la beauté, l’hédonisme. »

Le principe du cumshot : Le désir des femmes sous l’emprise des clichés sexuels

Lili Boisvert
VLB éditeur

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Le principe du cumshot : Le désir des femmes sous l’emprise des clichés sexuels, de Lili Boisvert

« J’anime la balado Sais-tu quoi ? [avec Marianne Verville] sur la plateforme OHdio ! Pour la préparation d’un épisode sur l’éducation sexuelle, j’ai lu ce livre que j’ai beaucoup aimé et qui est plus que jamais d’actualité. Ça permet de déconstruire et de décortiquer les structures dans lesquelles les hommes et les femmes vivent leur sexualité. En tant qu’homme hétérosexuel, ça m’a permis de m’éduquer, d’apprendre. J’ai eu la chance de m’entretenir avec Lili Boisvert. Son propos est vraiment intéressant. »

Le lambeau

Philippe Lançon
Gallimard

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Le lambeau, de Philippe Lançon

« Beaucoup de gens m’avaient recommandé ce livre. J’ai commencé un soir et j’ai lu 150 pages d’un souffle. Le point de départ, l’attentat à Charlie Hebdo, est intense et très fort. On pourrait craindre que la suite soit terrible et remplie d’amertume, mais Philippe Lançon fait preuve de beaucoup de résilience alors ça devient lumineux. Il voit la reconstruction comme quelque chose de beau. Il explique comment l’art — les livres de Kafka et de Proust, entre autres — l’ont aidé à se reconstruire. C’est très bien écrit et c’est très fort. »