Sylvain Tesson, celui qu’on présente toujours comme « l’écrivain aventurier », vient de remporter le prix Renaudot pour La panthère des neiges.

Nathalie Collard Nathalie Collard
La Presse

L’occasion est belle, si ce n’est déjà fait, de découvrir ce livre pour lequel l’écrivain s’est rendu dans les hauts plateaux du Tibet à l’invitation du photographe animalier Vincent Munier, un autre qui n’a pas froid aux yeux.

Les deux artistes-explorateurs sont accueillis dans une famille, partagent son quotidien. Dans les hauteurs de l’Himalaya, ils guettent cette rare panthère, entourés d’une nature pas toujours rassurante.

Comme dans ses précédents récits, Tesson est en communion avec son environnement. Quand il ne traque pas la panthère, son esprit divague. L’attente alimente son écriture.

Ses livres traduisent un rapport au monde basé sur la présence, l’observation, l’attention au moment présent, à ce qui nous entoure.

Une conception de la vie que l’auteur traduit merveilleusement bien lorsqu’il écrit : « Attendre était une prière. Quelque chose venait. Et si rien ne venait, c’était que nous n’avions pas su regarder. » Toute l’œuvre de Tesson pourrait se résumer dans ces mots.

★★★½

La panthère des neiges, Sylvain Tesson, Gallimard, 176 pages.