(Windsor) L’écrivaine canadienne Margaret Atwood a été faite membre de l’Ordre britannique des compagnons d’honneur, par la reine Élisabeth II, pour « services rendus à la littérature ».

La Presse canadienne

L’auteure du roman dystopique La Servante écarlate et de sa suite, Les Testaments, qui vient de paraître, a serré la main de la souveraine, vendredi, en acceptant la distinction lors d’une cérémonie au château de Windsor. Vêtue d’une robe sombre, d’un foulard multicolore et d’un chapeau rouge à larges bords, l’écrivaine de 79 ans a déclaré aux médias britanniques qu’elle s’était sentie « un peu émue » en présence de la souveraine.

« Quand vous voyez la reine, à son âge, avec cet emploi du temps, c’est une inspiration pour tout le monde », a soutenu l’écrivaine canadienne.

Plus tôt ce mois-ci, Margaret Atwood avait remporté le prestigieux prix littéraire Booker pour Les Testaments, conjointement — fait rare — avec l’auteure britannique Bernardine Evaristo pour Girl, Woman, Other. L’adaptation de La Servante écarlate à la télévision fait un malheur présentement un peu partout dans le monde.

Créé par le roi George V en 1917, l’Ordre des compagnons d’honneur est une récompense spéciale destinée à ceux qui ont apporté une contribution majeure aux arts, à la science, à la médecine ou au gouvernement. L’ordre ne peut compter que 65 membres à la fois — surtout des Britanniques, mais un nombre restreint de lauréats peuvent provenir d’autres pays du Commonwealth.

L’Ordre comprend notamment les actrices Maggie Smith et Judy Dench, l’ex-premier ministre britannique John Major, l’archevêque sud-africain et militant des droits de la personne Desmond Tutu, l’écrivaine J. K. Rowling, le musicien Paul McCartney et l’ancien chef d’état-major canadien de la défense John de Chastelain, qui a joué un rôle majeur dans le processus de paix en Irlande du Nord il y a 25 ans.