L’accès aux services en santé mentale a dominé une partie de l’actualité des derniers mois. Dans ce contexte, le témoignage de Sadia Messaili, dont le fils Ferid, atteint de schizophrénie, s’est suicidé à l’âge de 32 ans, est nécessaire et pertinent.

Nathalie Collard Nathalie Collard
La Presse

Elle y raconte le parcours de son fils qui, au fil des ans, a reçu de mauvais diagnostics et s’est vu prescrire des médicaments qui ne l’ont pas vraiment aidé.

Comme bien des parents qui déplorent le recours à une solution chimique expéditive pour tenter de régler un problème de santé mentale complexe, Sadia Messaili rêve d’un système de santé qui prendrait le temps de trouver une thérapie adaptée aux besoins de chacun.

En ce qui concerne la schizophrénie, il existe des approches alternatives qui ont eu des résultats positifs. La mère aurait aimé que son fils ait eu ce choix. Il serait peut-être encore auprès d’elle aujourd’hui.

En filigrane de ce récit crève-cœur, c’est l’échec d’un système incapable de prendre soin des plus vulnérables et de soutenir leurs familles à bout de souffle. 

★★★ Les fous crient toujours au secours : l’histoire de Ferid Ferkovic. Sadia Messaili. Écosociété. 184 pages.