Le président de Lü – Aire de jeux interactive sautait de joie. Métaphoriquement.

Publié le 6 juin
Marc Tison
Marc Tison La Presse

Spécialisée dans le soutien technologique à l’activité physique à l’école primaire, l’entreprise de Québec vient d’obtenir de Fondaction un financement de 1,25 million de dollars, qui donne un nouvel élan à sa poussée de croissance.

Avec ses projections murales interactives, Lü « transforme les gymnases d’écoles primaires en terrains de jeux immersifs pédagogiques, où les enfants vont apprendre en bougeant, en jouant ensemble », décrit Vincent Routhier.

Après à peine cinq ans d’existence – l’âge préscolaire –, les systèmes de Lü sont déjà installés dans près de 1200 écoles réparties dans 35 pays, dont une centaine au Québec.

Accroché au plafond du gymnase, chaque système comprend un projecteur laser haute définition, une caméra de détection de mouvement qui permet une interaction avec la projection, un système d’éclairage à DEL multicolore et un système audio, auxquels s’ajoute un ordinateur mural.

L’entreprise a conçu les logiciels qui contrôlent l’équipement et les diverses applications pédagogiques et utilitaires en soutien à l’enseignant.

Son catalogue compte une soixantaine d’activités ludoéducatives.

Une expérience sociale

Un exemple ?

Newton est un petit jeu de calcul mental. L’écran projeté sur le mur du gymnase est séparé en deux moitiés, dévolues à deux équipes d’élèves qui doivent répondre le plus rapidement possible à une série de questions d’arithmétique. À son tour, chaque enfant lance un ballon sur la réponse qui lui semble la bonne, parmi les choix proposés par la projection. « On fait travailler leur cerveau, ils font des mathématiques en bougeant, ils doivent collaborer. »

Car il s’agit d’une activité vécue en commun.

« Dans nos valeurs, c’est quelque chose de fondamentalement important, poursuit le président. En général, la technologie isole les gens, c’est une expérience individuelle avec son écran personnel. Dans notre vision de créer une expérience immersive de groupe pour les enfants, ça devient pour eux une expérience sociale. »

La naissance de l’idée

D’où vient l’idée ? « J’ai un background en musique, qui m’a amené éventuellement en cinéma, puis à créer des expériences immersives et interactives, par exemple dans les musées », relate Vincent Routhier.

Il se consacrait à cette mission avec sa précédente entreprise quand ses deux filles sont nées.

Désireux de s’impliquer activement dans leur éducation et curieux du monde de l’enseignement, il a conçu le prototype d’un environnement immersif avec projection interactive. En février 2017, il a testé un premier jeu dans une école primaire de la région de Québec. La réaction des enfants l’a bouleversé. « On a mis une vidéo en ligne ce soir-là, et le lendemain, on avait près de 1 million de visionnements. À la fin de 2017, il y avait 28 systèmes Lü dans 10 pays. »

En pleine croissance

Lü compte à présent une quarantaine d’employés.

L’entreprise fabrique en partie et assemble en totalité son équipement, dont les boîtiers et les systèmes de fixation ont été conçus avec le soutien de designers industriels pour résister aux impacts des ballons.

Environ 95 % des ventes sont réalisées à l’extérieur du Canada, principalement en Amérique du Nord et en Europe. Les logiciels et jeux sont offerts en 12 langues.

« On est sur un rythme de croissance de 100 % en ce moment, constate Vincent Routhier. Chaque année, on double nos ventes, nos dépenses, et le nombre de nos employés. C’est un rythme effréné qui est soutenu par nos ventes. »

Jusqu’à présent, du moins.

Le financement de Fondaction procurera le coussin de sécurité nécessaire pour faire face aux aléas et aux surprises d’une croissance juvénile.

Chez Fondaction, cet investissement inaugure son nouveau thème d’investissement Santé et bien-être, dont l’objectif est de « mieux répondre aux enjeux sociaux et intergénérationnels grandissants qui touchent la santé globale ».

Une femme prend le guidon des vélos Rocky Mountain

PHOTO WILD CHILD ADVENTURE COLLECTIVE, FOURNIE PAR ROCKY MOUNTAIN

Elle-même cycliste, Katy Bond, directrice générale du fabricant de vélos Rocky Mountain, devient présidente-directrice générale et prend le guidon de l’entreprise. Elle est ici en action.

Le président du fabricant de vélos Rocky Mountain, le Beauceron Raymond Dutil, passe le guidon à sa directrice générale Katy Bond, en poste depuis 2019. Déjà bien en selle, la nouvelle présidente-directrice générale entend donner la priorité aux relations avec les détaillants et les consommateurs. La gestionnaire de 44 ans a souligné que les femmes à la haute direction demeurent rares dans l’industrie du sport. Elle-même cycliste, elle avait été auparavant directrice de marque pour Chlorophylle et directrice, développement de produit, approvisionnement et production asiatique, chez Louis Garneau Sports. Raymond Dutil ne quitte pas complètement le cadre de l’entreprise. Il poursuit son implication en tant que coach d’innovation et président exécutif du conseil. La transition à la tête de l’entreprise de Saint-Georges devait s’effectuer en deux ans, mais la pandémie a ajouté des obstacles au parcours, repoussant le fil d’arrivée d’un an.

Une première agence pour les drags au Québec

Photo Jihef Portelance de Jihef Photo

Artiste drag lui-même, Michel Dorion vient de fonder l’agence Productions MIDOR, première agence québécoise de gestion d’artistes et de production de spectacles pour les drags.

Le rideau s’est levé sur la première agence québécoise de gestion d’artistes et de production de spectacles pour les drags. Fondée par Michel Dorion, l’agence Productions MIDOR a officiellement ouvert le 31 mai. Outre les spectacles, elle gère la présence de drags dans les milieux d’affaires ou privés et prodigue conseils et accompagnement professionnel aux artistes. Les premiers artistes à rejoindre ses rangs portent les noms exotiques de circonstance : Adriana, Chouchoune, Ciatha Night, Crystal Starz, Démone LaStrange, Miss Butterfly… et Michel Dorion. Car le président et fondateur de l’agence est lui-même artiste drag, avec 35 ans de métier derrière la crav… le décolleté. « J’ai développé une expertise auprès de plusieurs clientèles corporatives et privées, qui m’a permis de vivre de mon art et que je souhaite maintenant mettre à profit [au bénéfice] de la carrière des drags québécoises », a-t-il indiqué par voie de communiqué.

Le Groupe Deschênes acquiert Crane Supply

Une nouvelle connexion dans les raccords et tuyaux. Le Groupe Deschênes Inc. (GDI) a conclu le 31 mai l’acquisition de Crane Supply, une division de Crane Canada qui se spécialise dans la distribution de tuyaux, valves, raccords et accessoires de tuyauterie. Crane Supply s’ajoute au palmarès déjà bien garni du Groupe Deschênes, qui se donne comme la plus grande entreprise à propriété canadienne dans son secteur d’activité. Entreprise familiale privée fondée en 1940, le grossiste-distributeur sert les marchés des infrastructures, des diverses spécialités de la mécanique du bâtiment, et enfin des pièces automobiles. La transaction raccorde 27 nouveaux points de vente au réseau actuel de GDI dans les 10 provinces canadiennes. Crane Supply devient la 16unité commerciale de Groupe Deschênes. Elle conserve pour l’instant son nom et demeure sous la direction de son président Tom Frazer. Avec l’ajout du contingent de 425 employés de Crane Supply, GDI compte désormais 229 points de vente et emploie 3500 personnes.

100 millions

Le Canada a versé 100 millions de dollars à la Banque africaine de développement pour soutenir la croissance des PME agroalimentaires du continent. Selon l’Agence canadienne de développement international (ACDI), les PME agricoles africaines produisent, transforment et transportent de 70 % à 90 % de la nourriture du continent.