Baril lance une collection de robinets avec la créatrice de mode Marie Saint Pierre

Publié le 11 avril
Marc Tison
Marc Tison La Presse

Baril déborde de bonnes nouvelles : le fabricant de robinetterie haut de gamme venait à peine de remporter un prix de design Red Dot Award 2022 pour sa collection Flora qu’il annonçait le lancement d’une nouvelle collection conçue en collaboration avec la créatrice de mode Marie Saint Pierre.

Le partenariat avec la Maison Marie Saint Pierre et la collection Marie ont été dévoilés au Interior Design Show de Toronto, tenu du 7 au 10 avril.

« Les réactions des gens, c’est le fun à voir. Ça nous crée vraiment un “wow” ! », s’exclame Marie-Ève Baril, présidente de Baril, au téléphone de la salle d’exposition.

Marie Saint Pierre et l’équipe de Baril ont conçu une collection de robinets de salle de bains dont les éléments sphériques pourraient difficilement être épurés davantage.

PHOTO FOURNIE PAR BARIL

Marie Saint Pierre et Marie-Ève Baril, présidente de Baril, à l’exposition de Toronto où leur collection a été présentée, le 7 avril

Ses poignées d’eau chaude et d’eau froide sont des globes colorés qui semblent simplement déposés sur la surface du meuble-lavabo. Indépendantes du bec du robinet et l’une de l’autre, les deux sphères peuvent être installées où on le désire sur le meuble.

« Des sphères imparfaites », précise Marie-Ève Baril. Imparfaites comme des sculptures faites de main d’homme – de femme, en fait –, déposées sur un guéridon. « Cette idée d’avoir un objet d’art dans la salle de bains a été le début de la collection. »

L’eau, source d’inspiration

Cette collaboration est née lors d’un évènement de C2 Montréal où l’entrepreneuse avait croisé la créatrice de mode. « Le soir, à la maison, je me suis dit : “Quelle idée ce serait que Marie Saint Pierre fasse un robinet et nous dessine quelque chose ! Demain, si je la vois, je cours après et je vais le lui demander.” »

Le lendemain, elle l’a vue, l’a poursuivie, lui a fait la demande. « En une seconde, elle m’a répondu : “Bien oui !” »

À la lecture du site web de la designer, elle s’est aperçue qu’elles partageaient toutes deux les mêmes valeurs et les mêmes mots : design intemporel, qualité, importance apportée aux détails, fonction, bien-être.

« Je lui ai vraiment laissé carte blanche, poursuit-elle. On s’est entendues pour une collection de salle de bains. »

La créatrice de mode lui a présenté cinq grandes orientations. L’une d’elles a été retenue, à laquelle la designer s’est ensuite consacrée.

La création de mode et le design de produits sont similaires, constate Marie Saint Pierre, qui assiste elle aussi au lancement à Toronto.

« C’est le même processus de réflexion sur ce qui est un bon design, un design qui va nous émouvoir, qui ne contribuera pas à simplement mettre un nouveau produit sur le marché, mais plutôt à amener une nouvelle vision d’un objet du quotidien. »

La similitude est d’autant plus forte qu’elle crée ses vêtements en trois dimensions.

« Je dessine très peu. Je préfère mouler et travailler avec mes mains. »

Elle a donc mis la main à la pâte – littéralement.

« J’ai travaillé avec de la pâte à modeler, avec toutes sortes d’objets. Je me suis fait un petit établi d’objets qui m’inspiraient autour de l’eau. J’avais des pièces de robinets Baril que Marie-Ève m’avait prêtées pour le travail de réflexion. »

C’est dans l’eau qu’elle a puisé son inspiration.

« J’avais envie d’honorer l’eau, de lui donner une espèce de podium. J’ai sculpté une boule imparfaite, dans laquelle j’ai planté un tuyau. La boule imparfaite représentait un peu la planète, le tuyau extrayant de l’eau de cette planète. Ç’a été presque instantané : j’ai vu tout de suite quelque chose là-dedans. »

La boule et la balle ont été passées aux designers et aux techniciens de Baril.

« Belle collaboration »

« Mon équipe faisait des dessins, des formes, puis on faisait des rencontres avec Marie, résume Marie-Ève Baril. C’était facile, c’était rapide. Une belle collaboration ! »

Le processus de conception et de mise en production s’est étendu sur deux ans. À l’arrivée, la boule était demeurée organique.

« Quand on la touche, elle n’est pas parfaitement ronde, décrit la présidente. Elle a été moulée à la main, et on a fait le moule à partir de ça. »

Un beau défi technique, auquel son équipe a consacré quelques mois.

Les détaillants autorisés proposeront la collection Marie au cours des prochaines semaines. Sans surprise, elle n’est pas offerte partout.

À la bouffe ! avale Sushi Taxi

PHOTO FOURNIE PAR À LA BOUFFE !

Rosanne Giguère, vice-présidente et cheffe de la direction d’À la bouffe !

À la bouffe ! a pris Sushi Taxi dans ses filets. L’entreprise trifluvienne de restauration a annoncé l’acquisition de la chaîne de restaurants de sushis, caractérisée dès sa fondation en 2000 par la livraison à domicile. Le montant de l’addition n’est pas connu. La chaîne Sushi Taxi comptait 12 restaurants détenus en propre et 9 établissements franchisés. À la bouffe ! réunissait de son côté 59 restaurants, principalement des enseignes Subway et Thaï Express, mais également deux franchises Sushi Taxi. Avec cette transaction, « je vais détenir 71 restaurants, et 7 demeurent en franchise », précise par courriel Rosanne Giguère, vice-présidente et cheffe de la direction d’À la bouffe !. Âgée de 27 ans, elle est à la tête de l’entreprise familiale depuis 2019. Tout en conservant l’« ADN de Sushi Taxi », la femme d’affaires prévoit revoir au cours des prochains mois le concept d’accueil et l’aménagement des salles à manger de la chaîne. Le siège social de Sushi Taxi demeurera pour l’instant à Québec. À la bouffe ! comptera dorénavant plus de 750 employés.

Spordle fournit sa plateforme d’inscription à Hockey Canada

PHOTO FOURNIE PAR SPORDLE

Lyno Côté, président et cofondateur de Spordle

Sans mise en échec ni bagarre, Hockey Canada et Spordle ont conclu un partenariat de plusieurs années pour l’utilisation de la plateforme d’inscription des participants conçue par la firme québécoise. L’outil soutient ainsi plus de 3500 associations locales de hockey, qui comptent plus de 750 000 participants inscrits chaque année aux programmes sanctionnés de Hockey Canada. À la recommandation d’experts, Hockey Canada avait décidé en 2019 de confier à une firme externe le mandat de développer et de gérer sa plateforme d’enregistrement à l’échelle nationale. L’organisme a lancé un appel d’offres auquel plusieurs grands joueurs américains et canadiens ont répondu. C’est Spordle qui a été repêché, en août 2020. Après un an d’ajustement aux besoins de Hockey Canada, sa plateforme a été mise à l’épreuve dès mars 2021 pour les inscriptions à la saison de hockey 2021-2022 partout au Canada. Plus de 4000 registraires et utilisateurs ont reçu la formation nécessaire. Mais Spordle veut également se faire valoir sur d’autres terrains de jeu. L’entreprise de Boisbriand « compte sur de précieuses relations avec plusieurs fédérations sportives, dont celles du hockey, baseball, soccer, basketball, etc. », a indiqué par courriel son cofondateur et président, Lyno Côté. « Spordle compte déjà des collaborations en Europe et aux États-Unis. Les trois prochaines années permettront à Spordle de devenir le joueur canadien dominant. »

La canne à sucre de La Guadeloupe, au Québec

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Erick Vachon, président d’Idéal Canne, et son fils Jean-Sébastien Vachon, vice-président

La production de la canne à sucre est entamée à La Guadeloupe. Au Québec, qui plus est. Idéal Canne, « seul manufacturier canadien à offrir ce type de canne de conserve », selon le communiqué, vient de lancer la production de boîtes de conserve destinées au conditionnement du sirop d’érable québécois dans son usine de La Guadeloupe, dans la région de Chaudière-Appalaches. L’entreprise serait la seule au Canada à fabriquer des boîtes de conserve alimentaires à trois pièces – fond, fût et couvercle. Idéal Canne a devancé le lancement de sa production, initialement prévue en juin, pour répondre à la demande printanière des producteurs de sirop d’érable québécois. Une première ligne de production, d’une capacité de 100 millions de boîtes par année, a été mise en marche le 1er mars et deux autres devraient éventuellement entrer en fonction.

22

Le 22e centre de rénovation Patrick Morin, mais le premier sur la Rive-Sud de Montréal, ouvrira prochainement. Il sera situé sur le terrain autrefois occupé par le complexe Les 4 Glaces, sans plus de précisions.