Avec l’acquisition du fabricant américain de kayaks gonflables Advanced Elements, Pelican International gonfle ses actifs, mais se donne surtout un peu plus d’air sur les marchés des embarcations à pagaies.

Marc Tison
Marc Tison La Presse

« Jusqu’en début de semaine, on était principalement un fabricant de kayaks rigides, que ce soit en thermoformage avec Pelican, ou en rotomoulage avec Confluence », décrit Frédéric Guay, premier vice-président, ventes et marketing mondiaux, de Pelican. « Ces deux dernières années, on regardait aller le marché du gonflable et on a réalisé que ce n’était pas la saveur du mois. Il y a clairement un marché en expansion, qui rejoint une clientèle différente des gens qui achètent un kayak rigide. Pour nous, ça vient compléter notre gamme. »

Les deux entreprises se toisaient d’un œil sympathique depuis quelques années. Les frères Christian et Antoine Élie, propriétaires majoritaires de Pelican, avaient eu de nombreux échanges avec Clay et Charlie Haller, propriétaires d’Advanced Elements, lors de rencontres dans les salons commerciaux. C’est toutefois le récent retrait de Charlie d’Advanced qui a incité les deux entreprises à se placer bord à bord. « Pour eux, c’était extrêmement excitant de combiner leur expérience, avec leur sourcing en Asie, avec notre réseau de distribution, qui est très élargi », souligne Frédéric Guay.

Cofondateur et président d’Advanced Elements, Clay Haller, designer industriel de profession, demeure à la tête de la nouvelle division de Pelican. Advanced, qui fait fabriquer ses produits en Asie, compte une quinzaine d’employés en Californie, dont toute son équipe de conception. Ses embarcations prêtes à gonfler, sans aucun assemblage, ont fait l’objet de plusieurs brevets.

Pelican vient chercher cette expertise. L’entreprise québécoise avait songé à confier la conception de ses propres kayaks gonflables à son équipe de design, mais la transaction lui permet de gagner au moins deux ans. « On voulait vraiment exploser rapidement dans ce domaine-là. Advanced Elements a acquis des connaissances incroyables au cours des 20 dernières années », poursuit le vice-président.

Cette acquisition lui permet également de prendre de l’expansion sur le marché européen, où, en raison des petits logements, les embarcations gonflables occupent une place croissante.

La galère pour la main-d’œuvre

Après avoir fermé ses usines pendant six semaines en raison de la pandémie, Pelican a dû appuyer sur les avirons pour rattraper le retard et répondre à la demande, elle-même accrue par les mois de confinement. « Le plus gros défi actuellement, c’est la main-d’œuvre, constate Frédéric Guay. De 2015 à 2019, on a doublé la grosseur de l’entreprise. De 2019 à aujourd’hui, on a doublé à nouveau. »

Il reconnaît que les kayaks rigides ne sont pas les mieux adaptés au nouvel engouement de la vente en ligne et de la livraison à domicile. L’entreprise ne s’inquiète pas pour autant de cette tendance. « On est convaincus qu’autant le kayak rigide que gonflable ont leur place, leur personnalité et leur type de consommateurs. »

Avec l’ajout de 15 nouveaux employés, l’équipage de Pelican compte désormais quelque 935 personnes, dont 700 au Québec et environ 220 en Caroline du Sud, dans les installations de sa division Confluence, acquise en 2019. L’entreprise fondée il y a 52 ans a encore l’ambition de tripler de taille au cours des trois à cinq prochaines années.

INNOTEX ouvrira une usine à Montréal

PHOTO FOURNIE PAR INNOTEX

Claude Barbeau, directeur général d’INNOTEX

« Au moment où je vous parle, je visite des locaux dans l’ancien district de la mode, à Montréal », confie Claude Barbeau, directeur général d’INNOTEX, qui compte y ouvrir un atelier en septembre, où l’entreprise emploiera une cinquantaine de personnes lors d’une première phase. Ces employés se consacreront principalement à la confection de vêtements pour pompiers. La demande pour les équipements de protection individuelle pour premiers répondants et pompiers connaît une flambée, nous informe l’entreprise, dont les ventes ont connu une croissance annuelle de 15 % depuis cinq ans. « En région, c’est très difficile d’augmenter la main-d’œuvre, constate Claude Barbeau. Il faut aller la chercher là où elle est disponible. » C’est pourquoi INNOTEX et Technofil tissent des liens. INNOTEX vient d’acquérir le petit fabricant de Laurierville, qui emploie une trentaine de personnes. « On a besoin de capacité de production, on est allé chercher des employés de qualité pour travailler sur nos produits », explique Claude Barbeau, qui veut ainsi soutenir la croissance de l’entreprise. « Quand je me lève le matin, je pense à l’Amérique du Nord. » À l’automne, INNOTEX comptera environ 300 employés dans cinq usines – à Montréal, Richmond, Warwick, Laurierville et en Alabama (ouverte en 2011).

Un appui aux entrepreneures québécoises

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

Ruth Vachon, PDG du Réseau des Femmes d’affaires du Québec, en 2018

Afin d’aider les entrepreneures québécoises à relancer leurs affaires à la sortie de la pandémie, Desjardins met sur pied un réseau de 40 répondants à travers le Québec, qui les accompagneront et favoriseront le maillage entre entreprises. Et particulièrement entre petites et grandes. « La priorité numéro 1 des entrepreneures pour favoriser la relance économique, c’est l’ouverture vers de nouveaux marchés et l’accroissement de leur clientèle », commente Ruth Vachon, PDG du Réseau des Femmes d’affaires du Québec (RFAQ). « Le projet Accélérer la relance des entrepreneures permet enfin de mettre en contact les grandes entreprises et les entrepreneures pour l’obtention de contrats ! » Une stratégie efficace qui a fait ses preuves, dit-elle.

Livrés comme des pizzas

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Frédéric Aubé, fondateur de l’entreprise montréalaise Cozey

Plus de 2500 divans en boîtes livrés à domicile partout au Canada. C’est ce que l’entreprise montréalaise Cozey a réalisé au cours de sa première année d’existence. L’entreprise a été fondée en 2020 par Frédéric Aubé. Jeune étudiant à l’Université McGill, il avait constaté les difficultés de ses confrères à déménager leurs énormes canapés. Il a eu l’idée d’un canapé découpé en sections, chacune mise dans une boîte qui franchit aisément les embrasures de porte. Après 18 mois de conception, la fabrication a été lancée en Asie. Commandées en ligne (https://www.cozey.ca) et faciles à assembler sans outils, les sections permettent de composer des canapés de diverses tailles, depuis le fauteuil jusqu’aux modulaires. L’entreprise annoncera sous peu sa première levée de capital auprès d’investisseurs stratégiques, question de se donner un meilleur coussin financier.

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Trois millions de nouvelles entailles sur les érables s’ajouteront à la capacité de production des acériculteurs québécois.

3 millions

Ce sont les nouvelles entailles sur les érables qui s’ajouteront à la capacité de production des acériculteurs québécois. Les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ) veulent ainsi répondre à la demande croissante, après une saison de production moyenne en 2021.