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Imagia: traiter le cancer grâce à l'intelligence artificielle

Imagia compte utiliser l'intelligence artificielle pour diagnostiquer les... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE)

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Imagia compte utiliser l'intelligence artificielle pour diagnostiquer les cancers et prédire quel traitement personnalisé sera le plus efficace.

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L'INNOVATION: utiliser l'intelligence artificielle, plus précisément l'apprentissage profond, pour diagnostiquer les cancers et surtout prédire quel traitement personnalisé sera le plus efficace.

Alexnadre Le Bouthillier, directeur des opérations d'Imagia... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE) - image 1.0

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Alexnadre Le Bouthillier, directeur des opérations d'Imagia

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Frédéric Francis, PDG d'Imagia... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE) - image 1.1

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Frédéric Francis, PDG d'Imagia

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QUI

En 2001, Alexandre Le Bouthillier a fondé avec deux complices Planora, une entreprise montréalaise fort remarquée spécialisée en optimisation d'horaires et vendue en 2012 à l'américaine RedPrairie. « J'ai eu envie de redonner à la communauté, de sauver des vies », explique simplement M. Le Bouthillier. Guidé par une connaissance de longue date, Yoshua Bengio, une sommité en apprentissage profond, et aiguillonné par le fait qu'on avait diagnostiqué un cancer chez son père, il s'est associé à Nicolas Chapados pour fonder Imagia en 2015. Les deux sont titulaires d'un doctorat de l'Université de Montréal, respectivement en traitement parallèle et en apprentissage machine.

M. Le Bouthillier est aujourd'hui directeur des opérations d'Imagia, tandis que M. Chapados est directeur scientifique. Leur partenaire de la première heure, Frédéric Francis, est le PDG de l'entreprise, qui emploie quelque 35 personnes.

LE PRODUIT

Imagia n'est pas la première entreprise à utiliser l'intelligence artificielle en lien avec l'imagerie médicale. Son approche, toutefois, est unique, dit son PDG. « Beaucoup d'entreprises essaient de reproduire ce que le médecin voit de l'image. Nous, on a une méthode prédictive. Il ne s'agit pas de remplacer le radiologue, mais de lui donner plus d'informations pour que le traitement qu'il prescrit soit parfaitement adapté au patient. »

Les données sur les patients et les traitements sont aujourd'hui tellement nombreuses qu'il est inconcevable pour un médecin humain de tout intégrer dans un délai raisonnable. La machine, elle, peut le faire. 

Essentiellement, on apprend à l'ordinateur à différencier les centaines de types de cancer, à tenir compte des données accessibles sur le patient pour les coupler avec les résultats obtenus dans le passé avec certains traitements.

C'est ce que les responsables d'Imagia appellent la « stratification des patients ».

Imagia travaille en collaboration avec des compagnies pharmaceutiques et des équipementiers médicaux pour intégrer cette science à l'oncologie.

L'AVENIR

Imagia est actuellement dans la phase avancée de développement de sa plateforme, rendue possible par un appui solide de quelques investisseurs, notamment la BDC, Real Ventures et Fidelity Investments.

La prochaine étape, vraisemblablement fin 2018, sera de la soumettre à des essais cliniques, puis d'obtenir l'approbation des autorités réglementaires. On espère qu'un premier appareil sera mis sur le marché en 2019.

Le principal défi, selon Alexandre Le Bouthillier, est de convaincre une masse critique de médecins d'utiliser ces nouveaux outils. « Il faut être patient. Mais on a la chance d'être à Montréal, dans le plus gros écosystème universitaire en intelligence artificielle au monde. »




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