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Une galette prête pour un tour du monde

Jacques Raymond...

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Jacques Raymond

Il y en a pour qui le hasard fait bien les choses. Parlez-en à Jacques Raymond. Promu à un bel avenir en comptabilité, il est accidentellement devenu pâtissier. Et c'est dans l'exercice de ses nouvelles fonctions qu'il a, encore une fois par accident, mis au point un dessert qui vient de remporter le grand prix Tendances et Innovations au Salon international de l'agroalimentaire international (SIAL) de Montréal. Grâce à ce produit novateur, M. Raymond est sur le point de connaître un rayonnement international.

L'histoire de Jacques Raymond ressemble à un conte de fées. Bien sûr, comme tout le monde, il a connu son lot d'embûches. Sa pâtisserie de quartier à Saint-Hyacinthe (dont il est encore propriétaire) a failli péricliter après l'épisode du verglas en 1998. Mais avec son produit baptisé Galettine, ce touche-à-tout est plus que jamais gonflé à bloc. Il souhaite créer une petite révolution dans le merveilleux monde des desserts. Voyons si la chance lui sourira à nouveau.

 

«La Galettine devait à l'origine être une simple galette de flocons d'avoine. Bref, un gros biscuit. Mais il me manquait certains ingrédients. Je les ai remplacés par autres choses et ça a donné une galette qui cuit autant au four conventionnel qu'au four à micro-ondes. C'est quelque chose d'unique au monde», explique Jacques Raymond.

Mais le plus intéressant, c'est qu'au sortir du four, la Galettine est malléable, c'est-à-dire qu'on peut lui donner la forme qu'on veut, un peu comme la tuile, cette plaque à base de sucre que les grands pâtissiers façonnent pour créer des desserts originaux. «Ça aussi, j'ai découvert ça par accident. En la sortant du four, elle était trop chaude. Je l'ai donc posée sur un verre et elle a pris la forme d'un bol dans lequel on peut par exemple mettre de la crème glacée», dit l'homme d'affaires de 39 ans.

Avec sa Galettine, Jacques Raymond a non seulement remporté les honneurs au SIAL de Montréal au début du mois d'avril, mais la chose lui a permis de rencontrer et de remettre des échantillons de son produit à des personnages clés. Parmi ceux-ci: les gens de Sam's Club au Mexique; un distributeur alimentaire qui dessert le Proche et le Moyen-Orient; de même que des représentants de la bannière A&P aux États-Unis.

D'ici la fin 2009, rien qu'au Canada et aux États-Unis, M. Raymond souhaite fracasser la barre du million de dollars de vente avec la Galletine. Il vient de signer avec Sobeys et est en pourparlers avec Loblaws. L'homme d'affaires a mis sur papier un plan triennal dont il préfère taire l'intégralité. Disons simplement qu'il a une faim de loup. La Galletine est vendue surgelée en paquet de six pour 5,99$.

Dans sa recherche de visibilité, Jacques Raymond pourra profiter d'un appui de taille: le patron du SIAL Montréal, Xavier Poncin, lui offre tout a fait gratuitement une vitrine au prochain SIAL de Shanghai, en mai prochain. Et en 2010, l'entrepreneur québécois aura droit au même privilège à Paris.

M. Raymond et sa conjointe n'en sont pas à leur première incursion dans le commerce de détail. Les propriétaires de La Demi-calorie de Saint-Hyacinthe (chiffre d'affaires entre 500 000 et 1 million de dollars) avaient déjà vendu de la mousse au chocolat belge, notamment dans des supermarchés Metro et dans des Costco.

Pour les besoins, ils ont emménagé leur cuisine centrale en 2007 dans des locaux ultra-modernes de la Cité de la biotechnologie de Saint-Hyacinthe. Ils y ont d'ailleurs mis au point tout l'équipement nécessaire à la fabrication à grande échelle de la Galettine. Jacques Raymond ne sait pas s'il va exclusivement créer son produit à partir de Saint-Hyacinthe pour ensuite l'exporter, ou s'il va vendre sa technologie un peu partout sur la planète.

Et dire que M. Raymond est devenu pâtissier tout à fait par hasard. Tout juste avant de terminer son examen pour devenir comptable agréé, Jacques Raymond s'est payé un voyage à Vancouver au début des années 90. Il est tombé en amour avec la ville. Mais pour demeurer sur place, il a dû se dénicher un boulot. Il a croisé une pâtisserie algérienne qui cherchait.... un pâtissier.

«Je leur ai dit que j'avais déjà fait des gâteaux chez nous avec ma mère, ce qui était faux. J'ai donc suivi les recettes que la pâtisserie avait. Mon côté curieux m'a fait essayer différentes choses. J'ai même fait l'objet d'un article en première page d'un journal de Vancouver pour la qualité des mes gâteaux», relate M. Raymond.

Vous avez dit ironique?

 




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