Comment la pandémie change-t-elle notre vie financière ? Un récent sondage donne quelques indications.

Marie-Eve Fournier Marie-Eve Fournier
La Presse

Moins cigale, plus fourmi

Nous avons eu le temps de faire du pain, de nous mettre au jardinage et de réfléchir à la façon de gérer notre argent. Résultat : 77 % des Canadiens souhaitent réduire leur niveau d’endettement, 57 % sont « plus préoccupés par leurs finances » qu’avant la pandémie et 48 % gèrent davantage leurs finances sur le court terme, révèle un sondage Léger (4015 répondants) dévoilé mardi dans un webinaire organisé par le Conseil canadien du commerce de détail.

Banques, réduisez l’anxiété !

La pandémie a accru le stress généré par les questions financières. « Si j’étais une banque et que je voyais les résultats de ce sondage, je donnerais de meilleurs conseils et j’offrirais des services pour réduire le niveau d’anxiété de mes clients […], sinon, ils vont chercher des solutions ailleurs », a commenté Christian Bourque, vice-président à la recherche et associé chez Léger. Les 24 à 39 ans sont les plus anxieux par rapport à l’argent, a-t-il précisé.

PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE

La pandémie de COVID-19 a accru le stress généré par les questions financières.

La différence québécoise

La consommation locale est dans l’air du temps partout au pays, mais davantage au Québec. Selon le sondage Léger, 21 % des Canadiens ont augmenté leurs dépenses en produits locaux, un taux qui passe à 28 % au Québec. Et tandis que 65 % des répondants désirent manger davantage d’aliments produits à proximité, la proportion au Québec est de 75 %.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

Selon le sondage Léger, 21 % des Canadiens ont augmenté leurs dépenses en produits locaux, un taux qui passe à 28 % au Québec.