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Perspectives favorables malgré le doute ambiant

En Europe, le plus récent indice des directeurs... (PHOTO RICHARD DREW, ARCHIVES AP)

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En Europe, le plus récent indice des directeurs d'achats des entreprises montre que la reprise économique n'est plus concentrée aux États-Unis.

PHOTO RICHARD DREW, ARCHIVES AP

Chaque semaine, un financier répond à nos questions. Il donne sa lecture des marchés, offre son point de vue sur la Bourse et lance quelques conseils d'investissement. Notre invité cette semaine : Stéphane Rochon, vice-président, directeur et chef stratège des services de recherche pour investisseurs particuliers chez BMO Nesbitt Burns, l'une des principales filiales boursières de la Banque de Montréal.

L'ÉVÉNEMENT DE LA SEMAINE

Je préfère souligner l'amélioration continue de certains indicateurs avancés que je considère comme les plus pertinents pour déterminer la trajectoire de l'économie mondiale.

D'autant que les plus récentes mises à jour de ces indicateurs continuent de contredire, à mon avis, les doutes envers l'état de l'économie mondiale qui prévalent en Bourse ces temps-ci.

Par exemple, en Europe, le plus récent indice des directeurs d'achats des entreprises montre que la reprise économique n'est plus concentrée aux États-Unis.

Elle s'étend vers Europe après une période très difficile. Et son impact ajouté à celui de la reprise américaine augure bien pour l'évolution de l'économie mondiale, en dépit du ralentissement de croissance en Chine.

L'INDICATEUR À SUIVRE

Outre l'indice des directeurs d'achats dans les entreprises, les autres indicateurs que je suis ces temps-ci concernent le marché de l'immobilier résidentiel aux États-Unis, dont le nombre et le prix moyen des transactions de propriétés.

L'immobilier résidentiel est un important indice de la confiance des consommateurs, qui ont une influence considérable non seulement sur l'économie américaine, mais aussi mondiale.

Or, la nette reprise de l'immobilier résidentiel aux États-Unis (après la crise de 2008) a fait remonter la « richesse » des ménages à des niveaux records.

C'est de très bon augure pour la croissance de l'économie mondiale et les perspectives de rendement boursier à moyen terme.

OÙ INVESTIR ?

Mes préférences sont concentrées dans les secteurs plus cycliques, comme les services financiers et les industries de pointe qui bénéficient des bonnes perspectives de croissance aux États-Unis et au niveau mondial.

Sur la Bourse canadienne, je recommande des entreprises de services financiers aux particuliers comme le groupe Manuvie, qui a des activités importantes en Asie, un marché populeux et en croissance.

Aussi, j'apprécie le transporteur ferroviaire CN qui, après une mauvaise année dans tout son secteur, représente une occasion d'investir à meilleur prix dans une entreprise dominante et bien gérée.

Aussi, le CN est bien positionné pour profiter du phénomène de réindustrialisation qui s'amorce en Amérique du Nord.

INVESTIR AILLEURS

Sur la Bourse américaine, je préfère les entreprises manufacturières de premier plan dans des marchés à teneur technologique.

Par exemple, Cisco System est la mieux placée pour profiter de la croissance de la demande de bande passante par l'internet, avec l'essor des services audiovisuels en ligne.

Aussi, le fabricant d'avions Boeing bénéficie d'un carnet de commandes impressionnant, qui équivaut à huit ans de travail dans ses usines.

J'apprécie aussi le géant Nestlé qui est bien placé pour profiter de la croissance de la consommation dans les grandes économies émergentes.

LE PLACEMENT À ÉVITER

Avec la crise de revenus dans les marchés de matières premières, je déconseille d'investir dans les fournisseurs d'équipements à ces secteurs.

J'évite donc des entreprises comme les fabricants d'équipements lourds Caterpillar et Deere.Ces entreprises sont à éviter parce que leurs principaux clients doivent réduire de façon drastique leurs coûts et leurs budgets d'immobilisation, en réaction à la chute de leurs revenus et de leurs bénéfices.

Aussi, ça pourrait leur prendre des années à s'en remettre, même après un éventuel redressement des prix des matières premières.

CE QUI EST SOUS-ESTIMÉ

D'une part, les investisseurs sous-estiment encore l'impact positif en Bourse, pour un avenir prévisible, des masses de liquidités qui sont injectées par les banques centrales d'Europe et d'autres pays dans leurs économies respectives.

D'autre part, ils sous-estiment l'impact positif en Bourse, à moyen terme, du très bas taux d'inflation qui se maintient dans les principales économies du monde.

Historiquement, les périodes de faible inflation ont été les périodes les plus avantageuses pour investir en Bourse, avec de bons rendements à moyen et long terme.

L'EXPERT DE LA SEMAINE

Stéphane Rochon est vice-président et directeur de la stratégie de placement et des services de recherche pour les particuliers investisseurs chez BMO Nesbitt Burns.

Cette importante filiale boursière de la Banque de Montréal compte 135 milliards en actifs sous gestion provenant surtout d'une clientèle de particuliers investisseurs et de gestion privée, mais aussi d'investisseurs institutionnels.

Diplômé en MBA et CFA, Stéphane Rochon a plus de 18 ans d'expérience dans le secteur de l'investissement boursier. Avant de se joindre a BMO, il avait passé sept ans chez Crédit Suisse à New York.




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