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Les actions canadiennes encore intéressantes

Duncan Mathieson, vice-président d'Addenda Capital... (Photo fournie par l'entreprise)

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Duncan Mathieson, vice-président d'Addenda Capital

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Jean Gagnon
La Presse

Chaque semaine, un financier répond à nos questions. Il donne sa lecture des marchés, offre son point de vue sur la Bourse et donne quelques conseils d'investissement. Cette semaine, Duncan Mathieson, gestionnaire de portefeuille, actions canadiennes, chez Addenda Capital.

À votre avis, quel est l'événement le plus significatif des derniers jours à la Bourse ?

L'hiver très rigoureux des quatre derniers mois est l'un des facteurs les plus importants à considérer dans ses décisions de placement. Les investisseurs doivent maintenant évaluer les nouvelles statistiques économiques et les résultats des entreprises en tenant compte de ce facteur. Ces chiffres sont-ils fiables ou ont-ils été affectés par le temps ? Les investisseurs doivent déterminer lesquels des résultats ont été affectés par les conditions météorologiques afin de prendre les bonnes décisions pour générer de bons rendements. La transition à la présidence de la Réserve fédérale américaine (Fed) est également importante. L'arrivée de Janet Yellen en remplacement de Ben Bernanke modifiera-t-elle le rythme auquel la Fed retirera son soutien à l'économie américaine ? La question est importante, car ce soutien a eu jusqu'à maintenant un effet positif important sur les marchés boursiers à travers le monde.

Quels indicateurs suivez-vous le plus attentivement en ce moment ?

Nous nous attardons principalement sur la capacité des entreprises de générer des profits prévisibles et soutenables. Après les hausses importantes des Bourses durant la deuxième moitié de l'année 2013 et le premier trimestre 2014, nous croyons que les marchés des actions sont relativement élevés en fait d'évaluation. Conséquemment, les compagnies qui continueront de bien faire sont celles qui atteindront, sinon surpasseront le niveau de profits anticipé. Toute déception quant aux bénéfices pourrait affecter significativement le rendement à court terme. D'où l'importance de bien comprendre ce qui affecte les résultats. Par exemple, une baisse des bénéfices occasionnée par le mauvais temps sera plus facile à absorber que si elle était due à des difficultés reliées aux opérations régulières de l'entreprise.

Que feriez-vous avec plusieurs milliers de dollars à investir ?

Actuellement, notre stratégie consiste à utiliser toutes nos liquidités pour acheter des titres canadiens dont le cours boursier nous apparaît inférieur à la valeur intrinsèque de l'entreprise. En ce moment, nous préférons des titres reliés au secteur du gaz naturel, des titres offrant une exposition à la reprise de l'économie américaine, ainsi que certains titres technologiques tels que Constellation Software, Descartes Systems et Open Text.

À l'opposé, quels placements évitez-vous ces temps-ci ?

Nous sommes actuellement très peu exposés aux secteurs des métaux de base, de l'or et des métaux précieux. Nous croyons que malgré la détérioration importante des prix dans ces secteurs, le risque de baisses subséquentes demeure élevé. Nous préférons également nous tenir loin des détaillants dans le secteur de l'alimentation tels Loblaws, Metro et Empire. Ce secteur est extrêmement concurrentiel au Canada en raison de la présence de Target, Walmart et Costco dont l'objectif demeure d'acquérir de nouvelles parts de marché. Bravo pour les consommateurs à qui cela permet de profiter de meilleurs prix ! Pour les entreprises, un tel contexte tend à détruire la profitabilité, ce qui a une incidence négative persistante sur les bénéfices et le cours des actions.

Qu'est-ce que les marchés sous-estiment le plus actuellement ?

Je crois que les marchés sous-estiment la force et la résilience de la reprise économique en cours aux États-Unis. Mais cette reprise a des répercussions sur l'économie canadienne. Étant donné que nous sommes des exportateurs importants de biens et services vers nos voisins du Sud, la poursuite de la reprise économique américaine a un effet positif sur les profits des compagnies canadiennes et, éventuellement, sur les cours de leurs actions.

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Duncan Mathieson est vice-président et gestionnaire du portefeuille d'actions canadiennes chez Addenda Capital. Situé à Toronto, il gère des actifs totalisant 1,5 milliard. Il ne détient pas personnellement les titres mentionnés ci-dessus.

Addenda Capital est une firme de gestion de portefeuilles dont le siège est à Montréal et qui fait partie du Groupe Co-operators. Elle propose des solutions à sa clientèle institutionnelle et privée à valeur nette élevée.




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