Le gouvernement québécois a présenté mardi dernier un projet de loi visant à mettre en place un système de marché de quotas d'émissions de gaz à effet de serre, mieux connu sous son vocable anglais de «cap-and-trade».

Hugo Fontaine
Hugo Fontaine LA PRESSE

S'il est encore beaucoup trop tôt pour identifier précisément les impacts financiers d'un tel système pour les entreprises, il vaut la peine de commencer à s'y intéresser, estime Pierre Lacroix, analyste chez Valeurs mobilières Desjardins.

Le cap-and-trade nécessitera qu'on le détaille davantage et un soutien de plusieurs autres juridictions avant de pouvoir fonctionner véritablement, rappelle M. Lacroix. «Néanmoins, nous recommanderions que les investisseurs long terme considèrent l'attrait de titres ou d'industries propres (clean and green) dans l'anticipation d'une éventuelle montée une fois qu'une législation formelle aura été mise en place à travers le continent», écrit l'analyste dans une note de recherche.

Car dans un monde où l'utilisation du carbone entraîne des coûts, différentes occasions se présenteront. Selon M. Lacroix, il y a de fortes chances qu'on puisse les trouver dans les secteurs de l'énergie renouvelable, la consultation en environnement et en énergie, et la recherche, développement et fabrications de technologies.

L'analyste dresse d'ailleurs une liste non exhaustive d'entreprises reliées à ces secteurs sur le TSX, des entreprises qui sont «des candidates potentiellement intéressantes pour une analyse plus poussée».

Parmi les plus grandes entreprises de la liste, notons les SNC-Lavalin et Stantec, dans le secteur de la consultation et de l'ingénierie, WaterFurnace Renewable Energy, dans le secteur de la technologie, Northland Power Income Fund, dans le secteur de l'énergie renouvelable, et RuggedCom, dans le secteur de l'efficacité énergétique.