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Taux fixe ou variable ?

Après «Être ou ne pas être», c'est la seconde question existentielle... (Photo: Patrick Sanfaçon, Archives La Presse)

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Photo: Patrick Sanfaçon, Archives La Presse

Marc Tison
La Presse

Après «Être ou ne pas être», c'est la seconde question existentielle primordiale : taux fixe ou variable ?

Au moment où le taux directeur de la Banque du Canada a été ramené à un minuscule 0,25 %, et avec l'assurance qu'elle le maintiendra à ce niveau pendant un an, on pourrait penser que l'hypothèque à taux variable est la voie de l'avenir.

Pas si vite. C'est surtout la voie du passé, si on en croit Mathieu D'Anjou, économiste senior chez Desjardins.

Il est vrai qu'au cours des 30 dernières années, le taux variable aura été plus avantageux que le traditionnel terme de cinq ans à taux fixe. «Avant, la conclusion était claire, explique-t-il. Quelqu'un qui était prêt à tolérer un peu de risque était presque toujours mieux de prendre le taux variable. Mais les choses ont changé sur le marché hypothécaire canadien à cause de la crise financière.»

 

Il y a encore un an, les institutions financières offraient des prêts hypothécaires à un taux variable légèrement inférieur à leur taux préférentiel. Maintenant, le taux variable est plus élevé que le taux préférentiel. «L'écart avec les taux fixes est trop petit», observe le planificateur financier et comptable agréé Éric Brassard. «Avant, on pouvait obtenir le taux préférentiel moins 0,7 ou 0,8. Maintenant, c'est le taux préférentiel plus 0,75, ce qu'on trouve de mieux actuellement.» Cette semaine, l'écart entre le meilleur taux variable (3 %) et le meilleur taux fixe sur cinq ans (3,89 %) n'était que de 0,9.

Ce faible écart ne permet pas à l'hypothèque à taux variable de produire des économies suffisantes durant les premières années d'un terme de cinq ans, sachant que vers la fin du terme, ce taux aura probablement été haussé au-delà du taux fixe qui aurait été accordé au départ.

L'assurance que le taux directeur de la Banque du Canada va se maintenir au même niveau pendant un an ne modifie pas les conclusions de Mathieu D'Anjou. «C'est sûr que quelqu'un qui prend un taux variable sera assuré de ne pas avoir de hausse de taux pendant encore une année, mais ce sont des choses qu'on avait incorporé dans nos hypothèses», affirme-t-il. «Étant donné qu'il n'y a pas un avantage clair pour le variable, je pense que le taux fixe est une bonne option, et en plus c'est une option rassurante.»

Mais attention, l'avis vaut pour une hypothèque négociée aujourd'hui. «Des clients m'appellent parce qu'ils ont entendu dire que les taux allaient augmenter, alors qu'ils ont signé au taux préférentiel moins 0,8 ou 0,9, commente Éric Brassard. Je leur dis de ne pas bouger!»

 




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