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Obligations: en attendant la BdC

Benoît Durocher, vice-président exécutif et chef stratège économique... (Photo: Robert Mailloux, Archives La Presse)

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Benoît Durocher, vice-président exécutif et chef stratège économique chez Addenda Capital

Photo: Robert Mailloux, Archives La Presse

La semaine prochaine promet d'être intéressante sur le marché obligataire, et c'est la Banque du Canada (BdC) qui l'animera.

La banque centrale rendra sa décision de politique monétaire mardi et indiquera jeudi les modalités d'application de sa politique d'assouplissement quantitatif, le cas échéant.

«Selon certains observateurs, la Banque du Canada pourrait choisir d'acheter des obligations de sociétés plutôt que d'acheter des obligations de référence du gouvernement fédéral», note Benoît Durocher, vice-président-directeur et chef stratège économique d'Addenda Capital.

«Le problème, au Canada, ce sont les écarts de crédit, explique M. Durocher. Les taux des obligations de référence ont beau être bas, la prime de risque pour les obligations provinciales ou les obligations de société est assez élevée.»

Au lieu d'acheter des obligations du Canada et faire baisser le taux des titres de référence, la Banque pourrait donc acheter des titres de la SCHL ou d'autres sociétés. L'action de la Banque ciblerait ainsi le rétrécissement des écarts de crédit. Cela permettrait donc de réduire le coût d'emprunt des emprunteurs corporatifs, notamment des banques.

Par ailleurs, il y a eu beaucoup d'émissions d'obligations de société dans le marché cette semaine. «Le marché a semblé les accueillir favorablement, précise M. Durocher. Les primes de risque restent donc élevées, mais elles le sont un peu moins.»

Pendant que les taux des obligations du Trésor américain restaient relativement stables cette semaine, les taux des obligations fédérales canadiennes ont augmenté de quelques points de base.

Benoît Durocher tente une hypothèse : «Il s'agit peut-être d'une conséquence du fait que les investisseurs sont prêts à prendre plus de risque.» Ils achètent des obligations de sociétés et délaissent les obligations gouvernementales au moment où les gouvernements ont besoin de financement. Donc, les prix de ces dernières obligations baissent et les taux montent.

 




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