En février, Bardahl a lancé en Europe les additifs Consommez moins, censés «rendre la voiture plus silencieuse et le moteur plus propre». Mieux encore, le fabricant soutient qu'ils permettent d'économiser jusqu'à 12% de carburant. Ce produit n'est pas encore en vente ici. Cela dit, d'autres additifs le sont.

François Perreault, collaboration spéciale LA PRESSE

«Aucun des additifs que nous avons testés au fil des ans n'a procuré d'économie d'essence, même marginale», réplique Philippe St-Pierre, porte-parole de CAA-Québec, qui précise que les bons comportements génèrent davantage d'économies. «L'emploi d'un chauffe-moteur l'hiver ménage la batterie, l'alternateur et le démarreur; cela se traduit par des économies, principalement sur les courtes distances. Éliminer les départs brusques et les arrêts fréquents, enlever le poids mort (porte-bagages, support à vélo) ont également un impact significatif.»

 

De même, vérifier fréquemment la pression des pneus s'avère nécessaire, même en cette période-ci. «Toute tranche de 6° au-dessous de 0°C fait perdre 500g de pression à chaque pneu. Une baisse de 4kg haussera donc la consommation d'essence de 1%.»

Le spécialiste indique de plus que l'effet des additifs sur l'entretien du moteur est désormais minime. «Toutes les essences des grandes pétrolières en contiennent maintenant, avec des propriétés de nettoyage à injecteurs, d'antigel, etc. Ajouter quelques millilitres supplémentaires n'est alors pertinent que pour les vieilles voitures aux soupapes très sales. Là encore, on ne parlera pas d'économie d'essence, mais d'un rétablissement à ce que devrait être la consommation.»