Les consommateurs et les ménages qui suivront le dévoilement du budget provincial aujourd'hui ne devraient pas avoir d'attentes démesurées en ce qui les concerne.

Hugo Fontaine
Hugo Fontaine LA PRESSE

«Il faut admettre qu'on a déjà eu une part du gâteau, soutient Sébastien Lavoie, économiste chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne. On se souvient des allègements fiscaux de près d'un milliard en 2008, de la hausse du salaire minimum ou de la hausse du taux d'indexation des taux d'imposition (de 1,58 à 2,36%).»

 

Le gouvernement estime à 5,4 milliards de dollars la valeur des allègements fiscaux accordés aux ménages depuis 2003, rappelle M. Lavoie.

«Je n'oserais pas me faire trop d'illusions en croyant à des baisses d'impôt majeures dans ce budget, ajoute-t-il. Le gouvernement doit montrer un plan de retour à l'équilibre budgétaire dans quatre ou cinq ans, et considérer la dette, qui pèse toujours lourd.»

Si le gouvernement annonce des modifications ou de nouvelles mesures sur le plan fiscal, il faudra voir de quel type elles seront.

Car avec le crédit d'impôt à la rénovation résidentielle, annoncé en janvier dernier, le gouvernement a changé un peu sa stratégie, note Sébastien Lavoie. Le consommateur doit dépenser pour profiter de cette mesure.

«Si on est un consommateur ou un ménage, c'est peut-être une des choses à surveiller demain, souligne M. Lavoie. Est-ce qu'on va avoir à agir ou à participer dans l'économie afin d'avoir une baisse d'impôt ou un crédit d'impôt?»

Précision

Dans la chronique publiée jeudi dernier, Nathalie St-Amant, directrice principale, gestion des produits hypothécaires, à la Banque Laurentienne, rappelait l'importance de prévoir, en plus de la mise de fonds, une épargne additionnelle pour les frais de démarrage à l'achat d'une propriété résidentielle. Il était écrit de prévoir 2000$, mais il aurait fallu lire 2% de la valeur de la propriété. Nos excuses.