(Yellowknife) Le prince Charles et son épouse Camilla ont amorcé jeudi leur voyage dans le Nord canadien, où ils doivent s’entretenir avec des leaders des Premières Nations, alors que cette dernière journée de la visite royale se concentre sur les questions autochtones et le changement climatique.

Mis à jour le 19 mai
La Presse Canadienne

Plus tôt jeudi, le couple était monté à bord de l’avion du gouvernement canadien, à l’aéroport international d’Ottawa, avant de partir pour Yellowknife, où l’attendait un ordre du jour bien rempli dans les Territoires du Nord-Ouest.

Le prince de Galles et la duchesse de Cornouailles devaient d’abord se rendre à Dettah, une communauté dénée, où le prince Charles s’entretiendra avec les chefs des Premières Nations et entendra parler des solutions autochtones au changement climatique.

La duchesse Camilla s’arrêtera dans une école pour entendre parler de programmes visant à préserver les langues autochtones, alors que son époux sera nommé « Ranger canadien honoraire ».

Le voyage a été façonné par la prise en compte par le Canada de sa relation et de son histoire avec les peuples autochtones, car de possibles tombes continuent d’être trouvées sur les sites d’anciens pensionnats à travers le pays.

La tournée de trois jours au Canada avait commencé à Terre-Neuve-et-Labrador, mardi, où le prince Charles a reconnu que cette visite, officiellement organisée pour célébrer le jubilé de platine de la reine Élisabeth II, se déroulait aussi à un moment important. « Nous devons trouver de nouvelles façons d’accepter les aspects les plus sombres et les plus difficiles du passé, en reconnaissant, en réconciliant et en nous efforçant de faire mieux », disait-il.

Le couple royal s’est ensuite rendu à Ottawa, où il a notamment assisté mercredi à un service de prières dans une cathédrale orthodoxe ukrainienne et rencontré une famille déplacée par l’invasion russe.

Lors d’une réception pour célébrer le jubilé de platine (70 ans de règne) à Rideau Hall, mercredi soir, la gouverneure générale, Mary Simon, a encouragé le couple princier à écouter les dirigeants autochtones, les aînés et les membres de la communauté qu’ils rencontreront dans le Nord. Elle a déclaré que ces récits faisaient partie intégrante du cheminement vers la réconciliation.

RoseAnne Archibald, cheffe nationale de l’Assemblée des Premières Nations, a déclaré lors de cette réception qu’elle avait demandé au prince des excuses officielles de la reine, en tant que cheffe de l’Église d’Angleterre. La présidente du Ralliement national des Métis, Cassidy Caron, avait elle aussi promis de profiter de cette occasion pour demander des excuses de la reine.

Le ministre fédéral des Relations Couronne-Autochtones, Marc Miller, a déclaré jeudi que bien que tout pouvoir effectif appartienne au gouvernement, et non à la reine, il comprend que les commentaires de la famille royale pourraient être importants pour certains Autochtones.

« C’est nuancé, a-t-il déclaré. Certains Autochtones ⁠ – comme certains non-autochtones – qui s’en fichent complètement. (Mais) il y en a beaucoup qui entretiennent un lien profond avec la famille royale. »

La dernière visite royale dans les Territoires du Nord-Ouest remonte à 2011 : le prince William et Catherine, duchesse de Cambridge, avaient alors été accueillis par des foules nombreuses lors d’une escale d’une journée, dans le cadre d’une première tournée royale éclair pour les jeunes mariés.

L’actuelle visite royale se terminera jeudi soir par une célébration en l’honneur du jubilé de platine de la reine Élisabeth II, à Yellowknife.