(Montréal) Le Bloc québécois fustige Anciens Combattants Canada (ACC) pour ne pas avoir agi pour corriger une situation qui désavantagerait les vétérans francophones par rapport à leurs confrères anglophones.

Publié le 25 mars
La Presse Canadienne

Le Bloc québécois rappelle qu’un rapport de l’ombudsman des vétérans dévoilé en 2018 démontrait que les vétérans francophones attendaient en moyenne 25 semaines de plus que les anglophones pour un avis de décision à leur demande de prestation d’invalidité.

Le porte-parole bloquiste en matière d’Anciens combattants, Luc Desilets, reproche au ministère de ne pas avoir prouvé que la situation s’améliorait.

Des données ont finalement révélé que l’écart moyen avait fondu à huit semaines durant l’année 2021, puis à 0,6 semaine durant les deux premiers mois de 2022. Ces chiffres auraient été transmis par le gouvernement lors de la dernière séance du Comité permanent des anciens combattants.

Cependant, le député Desilets brandit une récente note d’information des analystes de la Bibliothèque du Parlement qui fait état d’une autre réalité. Entre juillet et septembre 2021, le temps d’attente médian des vétérans francophones était de 76 semaines, tandis que celui des anglophones était de 20,4 semaines. On ignore ce qu’il en a été des premiers mois de 2022.

Le député de Rivière-des-Mille-Îles conclut que la situation n’a pas été corrigée et il réclame du ministre Lawrence MacAulay qu’il donne l’heure juste sur les disparités des délais de traitement entre les clientèles francophones et anglophones.