(Winnipeg) Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister prévoit quitter ses fonctions dès mercredi.

Steve Lambert La Presse Canadienne

M. Pallister demandera au caucus conservateur de choisir un successeur intérimaire jusqu’au congrès à la direction du parti, le 30 octobre.

Il avait déjà fait part de son intention de démissions plus tôt en août. Il a décidé de s’en aller bien avant le congrès des progressistes-conservateurs provinciaux.

M. Pallister a exprimé le souhait de s’assurer que la course à la direction ne divisera pas le parti.

« Ne pas partir cette semaine pourrait faire naître de fausses allégations m’accusant de vouloir influencer le résultat, a-t-il déclaré à La Presse Canadienne. Je n’en ai pas du tout l’intention. J’ai indiqué, il y a deux semaines, au conseil des ministres et au caucus que je resterai neutre. Je leur ai souhaité bonne chance et les ai encouragés à s’assurer qu’il s’agit d’une course entre copains. »

Trois femmes – l’ancienne ministre de la Santé Heather Stefanson, l’ancienne députée Shelly Glover et la simple députée conservatrice Shannon Martin — ont annoncé leur intention de se présenter à la tête du parti.

Dans une longue entrevue sur sa carrière politique, M. Pallister dit regretter une partie de la gestion par son gouvernement de la pandémie de COVID-19. Il a toutefois exprimé son optimisme quant aux chances de son parti de l’emporter aux prochaines élections, malgré de piètres résultats dans les sondages.

M. Pallister est devenu chef du parti en 2012. Quatre ans plus tard, il menait ses troupes à la plus retentissante victoire électorale en un siècle. Les conservateurs ont été réélus en 2019.

Parmi ses réalisations figurent la réduction de la taxe de vente de la province et quelques budgets non déficitaires. Mais la pandémie a frappé, jetant un mauvais sort sur les états financiers de la province. La popularité du gouvernement a chuté.

M. Pallister dit regretter aussi d’avoir levé les restrictions quand les objectifs de la campagne de vaccination ont été atteints.

« Le problème, c’est que [les cibles] n’étaient pas assez élevées, reconnaît-il. Je suis probablement, disons-le simplement, plus prudent que la plupart de mes collègues députés sur ce genre de choses. »

Avant la pandémie, le Manitoba connaissait une croissance plus forte des investissements du secteur privé que la plupart des provinces, selon les statistiques provinciales.

Le premier ministre a aussi reconnu qu’il aurait pu faire un meilleur travail pour rallier les gens avant d’annoncer des changements dans l’éducation, les soins de santé et autres programmes.

M. Pallister prévoit de rester membre de la législature pendant une courte période. Après son départ, il souhaite revenir à la planification financière, passer plus de temps avec sa famille et faire plus d’exercice.

« J’ai vraiment hâte de retrouver la forme. Quand on a 67 ans, on doit y travailler. »