(Boisbriand) Une annonce serait imminente en vue de rapatrier au Canada un peu plus d’une centaine de traducteurs afghans qui ont œuvré auprès des militaires canadiens lors des opérations des Forces armées canadiennes en Afghanistan.

Pierre Saint-Arnaud La Presse Canadienne

De passage à Boisbriand, lundi, la vice-première ministre Chrystia Freeland a affirmé qu’il est « évident que le Canada a une obligation morale en ce qui concerne les traducteurs qui aujourd’hui sont peut-être en danger à cause de leur travail pour nous, pour notre pays ».

Mme Freeland a toutefois précisé ne pas vouloir précéder l’annonce de ses collègues Marco Mendicino à l’Immigration et Marc Garneau aux Affaires étrangères, mais elle a tout de même laissé entendre que celle-ci ne tarderait pas.

« Je sais que mes collègues, les ministres Mendicino et le ministre Garneau, sont d’accord avec ce point de vue et sont en train, de manière très très rapide, de résoudre la situation », a-t-elle dit.

Mais il ne fait aucun doute, a-t-elle répété, que « le Canada reconnaît absolument notre obligation dans ce cas-ci et va agir ».

PHOTO PAUL CHIASSON, LA PRESSE CANADIENNE

La vice-première ministre Chrystia Freeland

Le retrait des troupes américaines et les avancées des talibans sur le territoire afghan font craindre le pire pour ces interprètes, considérés comme des collaborateurs de l’ennemi par les forces talibanes.

Les oppositions néo-démocrate et conservatrice à Ottawa pressent depuis plusieurs jours le gouvernement Trudeau d’agir dans ce dossier.

De plus, trois généraux à la retraite ont imploré Ottawa d’agir pour porter secours à ces traducteurs dans les plus brefs délais. Les majors-généraux Denis Thompson, Dean Milner et Dave Fraser, qui ont dirigé les missions canadiennes dans ce pays, estiment que 115 de ces personnes et leurs familles risquent l’emprisonnement, la torture ou même l’exécution pour l’aide qu’ils ont fournie aux militaires canadiens.