(Ottawa) Le plan d’action national sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées sera bientôt prêt, mais le gouvernement fédéral n’est pas le seul intervenant dans ce dossier, souligne le ministre des Services aux Autochtones, Marc Miller.

La Presse Canadienne

L’enquête nationale avait déposé son rapport final en juin 2019, concluant que des décennies de racisme systémique et de violations des droits de la personne ont bel et bien joué un rôle dans la mort et la disparition de centaines de femmes et de filles autochtones.

La tragédie a également été qualifiée de génocide.

En juin dernier, le gouvernement de Justin Trudeau a repoussé le dévoilement de son plan d’action pour donner suite aux recommandations de l’enquête, évoquant des délais attribuables à la pandémie de COVID-19.

Mais le ministre Miller relève maintenant que le gouvernement fédéral n’est pas seul responsable de ce retard puisqu’il ne constitue qu’une partie de l’équation.

Un plan d’action national nécessite aussi la participation des provinces, des territoires, des groupes de la société civile et des organisations autochtones afin de ficeler une stratégie complète et cohérente.

Les démarches du gouvernement fédéral ne représentent qu’une seule « pièce du casse-tête », a fait valoir M. Miller, mercredi, alors que les membres du cabinet se réunissaient à Ottawa.

« Quand il est question de retards, je pense qu’il est un peu arrogant de supposer que c’est uniquement la faute du gouvernement fédéral », a-t-il soutenu.

« C’est une énorme responsabilité qui incombe au gouvernement fédéral, mais ce n’est pas la seule responsabilité. Il y a la société civile, il y a les provinces, il y a les territoires, il y a les organismes. »