(Vancouver) La médecin hygiéniste en chef de la Régie de la santé de la côte de Vancouver recommande de se constituer une réserve de drogues réglementées comme solution de rechange aux substances illégales et mortelles qui mènent à d’innombrables surdoses dans la province.

La Presse canadienne

La docteure Patricia Daly a déclaré que l’élargissement du traitement des personnes aux prises avec une dépendance aux opioïdes ne suffisait pas pour éliminer les risques de décès, en particulier pour les consommateurs de drogue n’ayant pas accès au système de soins de santé.

La docteure Daly a formulé 21 recommandations dans un rapport axé sur les services fournis par la régie de santé, qui couvre une région de plus d’un million de personnes sur les côtes urbaines et rurales de la Colombie-Britannique.

Le rapport indique que le fentanyl, un opioïde 50 fois plus puissant que l’héroïne, a été détecté dans 87 % des surdoses mortelles dans la région en 2018, ce qui représente une augmentation de 25 % par rapport à 2015.

Selon la docteure Daly, alors que les habitants du quartier Downtown Eastside sont confrontés au taux de surdose mortelle le plus élevé à Vancouver, les petites communautés rurales telles que Powell River et la Sunshine Coast sont également touchées de manière disproportionnée par l’épidémie.

Son rapport indique que la décriminalisation de la possession de drogues illicites à des fins personnelles contribuerait à réduire l’isolement social des personnes qui pourraient obtenir un meilleur accès aux soins de santé. Le premier ministre Justin Trudeau a déjà fermé la porte à cette avenue.