Le gouvernement fédéral espère cesser de confondre de présumés terroristes avec des bambins dans les aéroports canadiens en créant un seul système informatique pour gérer la liste d'interdiction de vol.

Mis à jour le 26 sept. 2018
MYLÈNE CRÊTE LA PRESSE CANADIENNE

Cette tâche revient pour l'instant aux quelque 120 transporteurs aériens présents dans les aéroports canadiens, qui en consultation avec Transport Canada, devaient contrôler l'identité des passagers sur la liste. Le programme vise à refuser l'embarquement à toute personne qui présente une menace immédiate.

Les voyageurs, qui pourraient se retrouver sur la liste parce que leur nom est similaire à celui d'un présumé terroriste, pourront obtenir un numéro du gouvernement fédéral. En fournissant ce numéro à l'achat de leur billet d'avion, leur identité pourrait être vérifiée au préalable et ils éviteraient ainsi d'être bloqués une fois rendus à l'aéroport.

Le ministère de la Sécurité publique espère que ces changements seront apportés le plus rapidement possible, mais s'est gardé de fournir un échéancier précis. Le gouvernement fédéral a prévu 81,4 millions sur cinq ans pour régler ce problème.

Ces nouvelles mesures dépendent de deux projets de loi maintenant débattus par le Sénat, soit C-59 sur la sécurité nationale et C-21 qui permettrait à l'Agence des services frontaliers de recueillir des renseignements sur les Canadiens qui ont quitté le pays.

Le gouvernement lancera également une consultation sur les changements réglementaires qui toucheront les transporteurs aériens, une fois que C-59 aura obtenu la sanction royale.