La Comission royale des Monuments et des Sites de Bruxelles vient de se joindre à la bataille pour la sauvegarde du centre culturel de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson.

Jean-Christophe Laurence LA PRESSE

Dans une lettre officielle envoyée au ministère de la Culture et des Communications (MCC), la Commission se dit «émue» d'apprendre que le bâtiment est menacé et affirme qu'il serait «judicieux de le protéger en lui donnant un statut particulier».

Dernier vestige du domaine de l'Estérel, vaste complexe de villégiature commandité en 1936 par le baron belge Louis Empain et conçu par l'architecte belge Antoine Courtens, le centre culturel serait sur le point d'être vendu par la Ville à un promoteur immobilier, qui désire le transformer en centre récréotouristique - projet qui impliquerait d'importantes modifications à l'architecture d'origine.

Ce scénario fait frémir les défenseurs du patrimoine, qui considèrent le bâtiment comme l'un des berceaux de l'architecture moderne au Québec, en particulier la Société d'histoire de Sainte-Marguerite qui milite pour une restauration complète de l'édifice.

La Commission royale de Bruxelles conclut sa lettre en «appuyant de toutes ses forces la demande de classement» introduite par l'organisme Docomomo, le Conseil des monuments et sites du Québec et la Société d'histoire de Sainte-Marguerite.