Diane Lemieux a sommé lundi les chefs syndicaux de faire cesser les gestes d'intimidation et de vandalisme commis sur les chantiers de construction.

Martin Ouellet LA PRESSE CANADIENNE

Qu'il y ait eu ou non mot d'ordre de débrayage auprès des travailleurs, les leaders syndicaux ont la responsabilité de faire les gestes nécessaires pour apaiser le climat sur les chantiers, a lancé la présidente-directrice générale de la Commission de la construction du Québec.

Mme Lemieux était de passage lundi à l'Assemblée nationale à l'occasion du début des travaux de la commission parlementaire qui se penche cette semaine sur le controversé projet de loi 33.

La pièce législative met fin au placement syndical sur les chantiers, un privilège auquel tiennent la FTQ-Construction et le Conseil provincial des métiers de la construction.

Les deux organisations syndicales viendront expliquer leur point de vue mardi en commission parlementaire.

Pour remplacer le placement syndical, le projet de loi propose qu'une liste soit mise à la disposition des employeurs par la CCQ. Sur cette liste figurerait l'identité du travailleur, sa spécialité mais pas son affiliation syndicale.

Plus tôt dans la journée, la ministre du Travail, Lise Thériault, a pour sa part averti les opposants au projet de loi qu'elle ne reculera devant l'intimidation et les menaces.

Le placement syndical sera aboli afin d'assainir les pratiques qui ont cours sur les chantiers de construction, a insisté la ministre.

Mme Thériault jouit d'une sécurité renforcée depuis le dépôt du projet de loi 33 il y a quelques semaines.

En fin de semaine dernière, un interlocuteur anonyme a laissé un message sans équivoque sur une boîte vocale du ministère, menaçant la ministre de lui casser les deux jambes.