Mal manger la fin de semaine est aussi mauvais que mal manger tout le temps

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La professeure Margaret Harris et ses collègues de l'Université de la Nouvelle-Galles-du-Sud ont comparé la flore intestinale de souris à qui l'on avait fourni, en alternance, une alimentation de qualité pendant quatre jours et de la malbouffe pendant trois, à celle de souris nourries exclusivement d'aliments sains ou d'aliments malsains, et ce pendant 16 semaines.

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La Presse Canadienne
Montréal

Alterner entre une alimentation de qualité la semaine et une orgie de malbouffe la fin de semaine est aussi mauvais pour la santé intestinale qu'une alimentation constituée uniquement de malbouffe, prévient une nouvelle étude australienne.

On retrouve dans le système digestif humain jusqu'à 100 000 milliards de bactéries qui ont une influence sur le métabolisme, la nutrition et le système immunitaire. Un dérangement de cette flore intestinale a été associé à de multiples problèmes de santé, allant de la maladie inflammatoire chronique de l'intestin jusqu'à l'obésité.

La professeure Margaret Harris et ses collègues de l'Université de la Nouvelle-Galles-du-Sud ont comparé la flore intestinale de souris à qui l'on avait fourni, en alternance, une alimentation de qualité pendant quatre jours et de la malbouffe pendant trois, à celle de souris nourries exclusivement d'aliments sains ou d'aliments malsains, et ce pendant 16 semaines.

Au terme de l'étude, les souris nourries en alternance étaient 18 pour cent plus lourdes que les autres. Leur flore intestinale était essentiellement identique à la flore intestinale des souris nourries de malbouffe. La flore intestinale des souris de ces deux groupes était par contre radicalement différente de celle des souris alimentées sainement.

La malbouffe a paru réduire les populations de bactéries capables de métaboliser les flavonoïdes, des substances qui semblent favoriser la perte de poids, mais aussi protéger le cerveau.

Les souris nourries en alternance consommaient enfin 30 pour cent plus d'énergie que celles nourries sainement. Même si on les transférait à une alimentation saine, elles continuaient à manger 50 pour cent plus de nourriture que leurs consoeurs nourries sainement.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans le journal médical Molecular Nutrition and Food Research.

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