Développez-vous une dépendance au travail?

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Vos proches vous ont-ils déjà dit de réduire votre temps passé au travail?

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Si vous ne comptez pas les heures supplémentaires, que vous ne décrochez pas de votre assistant personnel et que vous cherchez toujours le moyen de travailler en dehors du bureau, gare à l'excès de zèle, qui peut entraîner quantité de symptômes indésirables.

Un nouvel outil développé par des chercheurs norvégiens de l'université de Bergen permet de déceler les signes avant-coureurs de la dépendance au travail, en mesurant les différents degrés de l'obsession chez les patients.

L'Échelle de Bergen (Bergen Work Addiction Scale) est présentée comme le premier baromètre destiné à mesurer la dépendance au travail. Elle s'appuie sur 7 critères de base, avec l'objectif d'aider à dépister les employés surmenés avant qu'il ne soit trop tard.

Les employés peuvent mesurer leur degré de dépendance au travail avec un questionnaire à choix multiples composé des sept affirmations ci-dessous. Les réponses proposées sont toujours les mêmes : «jamais», «rarement», «parfois», «souvent» et «toujours».

Questionnaire :

> Vous réfléchissez à des solutions pour trouver plus de temps pour travailler.

> Vous consacrez beaucoup plus de temps que prévu au travail.

> Vous travaillez dans le but de réduire les sentiments de culpabilité, d'anxiété, d'impuissance et de déprime.

> Vos proches vous ont déjà dit de réduire votre temps passé au travail mais vous ne les écoutez pas.

> Vous vous sentez stressé dès lors que vous ne pouvez pas travailler.

> Vous délaissez vos loisirs et vos activités physiques au profit du travail.

> Votre travail a des répercussions négatives sur votre santé.

D'après les chercheurs, à partir de quatre réponses «souvent» et «toujours», on peut considérer qu'on a à faire à un bourreau de travail.

Dans le cadre des recherches qui ont abouti à cet outil, les scientifiques ont étudié 12 135 employés norvégiens représentant 25 secteurs différents. Cette étude sera publiée dans le prochain numéro de la revue Scandinavian Journal of Psychology.

«Des recherches antérieures ont déjà montré que le surmenage provoquait des insomnies, l'épuisement professionnel et un stress permanent chez les dépendants, entraînant par ailleurs des conflits familiaux», rappelle l'auteur principal de l'étude, le Dr Cecilie Schou Andreassen, dans un communiqué.

Le travail est une valeur prisée en Occident, mais gare à l'excès si vous ne voulez pas y laisser votre santé : les bourreaux de travail s'exposent à des risques accrus de dépression, d'anxiété, de symptômes psychosomatiques comme les maux de ventre ou de tête, et de maladies cardiaques.

Et les patrons qui voient en eux des employés modèles -des bêtes de somme qui accumulent les heures supplémentaires sans partir en vacances- doivent prendre conscience que ces employés acceptent une charge de travail «trop importante pour en venir à bout tout seuls, ne délèguent pas, ne travaillent pas en équipe et sont souvent moins organisés que leurs collègues moins dépendants», relève Bryan E. Robinson, auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, dans un entretien avec WebMD.

Comme pour toute addiction, la première étape consiste à admettre qu'on a un problème. Pour en savoir plus sur le sujet, faites un tour sur le site international dédié à la dépendance au travail : workaholics-anonymous.org.

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