Le régime sans gluten pourrait entraîner la dépression

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Les régimes alimentaires qui limitent la consommation de féculents comme le pain et les pâtes entraîneraient la dépression et des troubles de l'alimentation chez les femmes souffrant d'intolérance au gluten, d'après une nouvelle étude qui se penche sur l'impact psychiatrique des régimes sans gluten, publiée dans le numéro de décembre de Chronic Illness.

Dans le cadre de cette étude, des chercheurs de Penn State University, Syracuse University et Drexel University ont analysé les réponses de 177 femmes américaines souffrant de la maladie coeliaque, un trouble du système immunitaire déclenché par la consommation de gluten, protéine que l'on trouve dans le blé, l'orge et le seigle.

Douleurs abdominales, constipation, baisse d'appétit, diarrhée, nausée et vomissements font partie des symptômes associés à cette maladie.

L'étude montrerait que les femmes qui adoptent un régime strict sans gluten sont plus sujettes au stress, à la dépression et à des troubles de l'image corporelle que l'ensemble de la population.

D'après les chercheurs, si l'étude établit un lien entre les troubles de l'alimentation et la dépression, elle ne parvient pas à déterminer lequel des deux symptômes se manifeste en premier.

La maladie coeliaque, qui impose toutes sortes de restrictions alimentaires, augmenterait également «la détresse psychosociale», selon l'un des auteurs de l'étude, Josh Smyth de Penn State University.

«Les sorties au restaurant et les repas entre amis peuvent être mal vécus par ces personnes, car elles doivent rester vigilantes», explique Josh Smyth dans un communiqué. «Elles peuvent avoir le sentiment d'être un fardeau pour leurs hôtes. Dans de nombreux cas, le seul traitement qu'on leur propose est de surveiller ce qu'elles mangent.»

Cette étude pourrait avoir des implications pour d'autres maladies liées à l'alimentation, comme les allergies, le diabète et la maladie de Crohn.

Une autre étude publiée cet été montrait que les femmes souffrant de troubles inexpliqués de la fertilité avaient plus de risques de contracter la maladie coeliaque.

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