Rénovation: la confiance ne règne pas

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Selon un sondage commandé par l'organisme Réno-Assistance, plus de la moitié des répondants (55 %) ne font pas confiance aux entrepreneurs en rénovation.

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Les entrepreneurs en rénovation ne semblent pas avoir la cote auprès des Québécois, selon un récent sondage. En effet, plus de la moitié des personnes interrogées (55 %) ne leur fait pas confiance.

C'est l'organisme Réno-Assistance, une entreprise de vérification ayant pour objectif de minimiser les risques pour les consommateurs à la recherche d'entrepreneurs, qui a commandé ce sondage réalisé par Léger.

Près de 39 % des répondants ont justifié ce sentiment de méfiance par le fait qu'ils avaient eux-mêmes vécu - ou encore quelqu'un de leur entourage - une mauvaise expérience. Cette proportion passe à 48 % du côté des ménages ayant un revenu supérieur à 100 000 $ par année.

« Il y a des entrepreneurs qui demandent plus cher quand ils vont chez des gens qui habitent à Outremont ou à L'Île-des-Soeurs, explique le président fondateur de Réno-Assistance, Éric Périgny. Ils se disent que, comme leurs clients conduisent une Mercedes, ils ont les moyens de payer. »

Le travail bâclé, les travaux qui s'éternisent et les chantiers abandonnés figurent parmi les principales raisons invoquées par les clients qui se sont estimés floués. 

M. Périgny a personnellement connu des mésaventures lui ayant fait perdre quelque 50 000 $. C'est ce qui l'a motivé en 2010 à fonder Réno-Assistance afin d'aider les gens à dénicher un entrepreneur de confiance qui s'acquittera de sa tâche du début à la fin sans refiler de facture surprise. Jusqu'à maintenant, quelque 50 000 clients ont fait affaire avec ce service.

DES RÉSULTATS QUI NE SONT PAS ÉTONNANTS

À l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ), on ne semble guère surpris par ces chiffres. « Il y a quand même eu des années difficiles pour notre image avec la commission Charbonneau, admet François-William Simard, directeur des communications de l'APCHQ. Ça s'améliore, mais il y a certainement encore des gains à faire. »

« Mais c'est extrêmement important de faire la distinction entre l'entrepreneur qui a ses cartes et le bricoleur du dimanche qui s'affiche sur Kijiji et qui se fait payer sous la couverture », illustre-t-il.

Le sondage a été réalisé en ligne auprès de 485 Québécois âgés de 25 ans et plus entre le 25 et le 27 mai.

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