Havre familial dans le Centre-Sud

  • Créée par le propriétaire, la table basse du salon a été fabriquée avec une vieille palette de bois trouvée au bord du chemin, puis juchée sur une structure en bouts de tuyaux galvanisés achetés dans une quincaillerie. (Photo Alain Roberge, La Presse)

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    Créée par le propriétaire, la table basse du salon a été fabriquée avec une vieille palette de bois trouvée au bord du chemin, puis juchée sur une structure en bouts de tuyaux galvanisés achetés dans une quincaillerie.

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  • Ce splendide mur en pruche ajoute aux charmes rustiques de la maison. (Photo Alain Roberge, La Presse)

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    Ce splendide mur en pruche ajoute aux charmes rustiques de la maison.

    Photo Alain Roberge, La Presse

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  • Ce splendide mur en pruche ajoute aux charmes rustiques de la maison. (Photo Alain Roberge, La Presse)

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    Ce splendide mur en pruche ajoute aux charmes rustiques de la maison.

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  • La vieille solive vernie du bar-comptoir rencontre ici les lignes modernes de la hotte et du mobilier de cuisine blanc lustré. De jolis luminaires minimalistes flottent au-dessus de l’îlot en quartz. (Photo Alain Roberge, La Presse)

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    La vieille solive vernie du bar-comptoir rencontre ici les lignes modernes de la hotte et du mobilier de cuisine blanc lustré. De jolis luminaires minimalistes flottent au-dessus de l’îlot en quartz.

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  • Placé devant les deux fenêtres avant, un plateau de verre de 5 pi sur 4 pi forme un puits de lumière entre le rez-de-chaussée et le deuxième niveau. (Photo Alain Roberge, La Presse)

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    Placé devant les deux fenêtres avant, un plateau de verre de 5 pi sur 4 pi forme un puits de lumière entre le rez-de-chaussée et le deuxième niveau.

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Niché dans le quartier Centre-Sud de Montréal, un ancien immeuble délabré s'est paré de pruche et de lumière pour se métamorphoser en maison familiale aux accents néo-rustiques. Tour du propriétaire.

Quand Anne-Karine Tremblay et Manuel Gasse ont jeté leur dévolu sur un vieil immeuble de la rue Fullum, en mars 2013, ils auraient facilement pu le transformer  en condos. Si la double entrée et la charpente du bâtiment favorisaient naturellement cette avenue, le couple a plutôt opté pour une maison unifamiliale, un produit rarissime si près du centre de la ville.

«On a effectué les rénovations en se prenant pour public cible, explique le papa de quatre jeunes garçons. On voulait une habitation spacieuse, fonctionnelle et lumineuse qui comble les exigences de la famille moderne et urbaine, tant du point de vue du design que de celui de l'espace.»

Un travail colossal 

Le défi est audacieux. Pendant un an, Anne-Karine et Manuel travaillent comme des forcenés, elle comme gestionnaire de projet et lui directement sur le chantier. Presque tout doit être refait, à commencer par la structure. «L'immeuble était dans un sale état, admet Manuel Gasse. Il n'y avait aucun problème avec les fondations, mais certains murs porteurs avaient été enlevés. Par endroits, le plafond se creusait en forme de banane!»

Plomberie, électricité, isolation, insonorisation... Les nouveaux propriétaires refusent de tourner les coins ronds. Autrefois scindé en deux logements distincts, l'espace a été ouvert pour devenir une vaste habitation dressée sur trois niveaux. Au rez-de-chaussée, la cuisine, la salle à manger et le salon partagent une même aire ouverte nimbée de lumière. Dans le séjour, un plafond-plancher de vitre illumine la maison tout en dévoilant le foyer à l'éthanol du premier étage.

«Je tripe sur la lumière. Il fallait absolument que la maison soit claire et éclairée. Nous avons également un puits de lumière dans la descente de l'escalier, au troisième niveau.»

Manuel Gasse

Le deuxième niveau accueille un autre coin salon ainsi que la chambre des maîtres, véritable ode à la détente et au luxe, avec son bain, sa vanité faite de vieux bois de solive, sa grande douche en céramique et ses deux penderies de type walk-in. Le dernier étage abrite une salle de bains contemporaine et trois autres chambres aux dimensions appréciables, une denrée inestimable dans le marché actuel.

La façade, la corniche, les escaliers, les balcons et la terrasse ont également subi une remise en beauté, soufflant du coup un air de jeunesse sur cet immeuble centenaire.

Entre l'arbre et l'écorce

«Je ne suis pas fan des décors totalement rustiques ou modernes, admet Manuel Gasse. Ce sont plutôt les contrastes qui me plaisent. Le noir et le blanc, le bois et l'inox, un panache de chevreuil moderne surplombant un mur de pruche authentique... La maison regorge de petits détails qui traduisent notre préférence pour le mélange des styles.»

Des poutres apparentes aux planchers originaux en passant par la porte de grange coulissante et les murs de pruche, le bois est valorisé sous toutes ses formes et dans toute sa splendeur.

En plus de mettre en valeur les trésors oubliés qui se cachaient sous les décombres, les propriétaires ont récupéré des solives et des planches de vieux planchers afin de les intégrer au décor sous une nouvelle forme: bar-comptoir, vanité, petit banc d'entrée, tête de lit...

«Pendant les travaux de démolition, je passais de longues journées en solo, transportant ma montagne de vieux bois d'un endroit à un autre, raconte Manuel Gasse. J'ai conservé les plus belles planches de bois en me promettant que je les utiliserais. C'était en quelque sorte mon projet personnel, la touche finale du décor. Je suis vraiment fier de tous ces objets en bois recyclé.»

La fin d'un chapitre

Après un an de travaux et de sacrifices, la maison unifamiliale rénovée par Manuel Gasse et Anne-Karine Tremblay est maintenant à vendre. «La poussière, le stress, les mauvaises surprises, les fins de semaine où on devait zapper une activité familiale parce qu'il fallait faire avancer les travaux... Autant la rénovation de l'immeuble a parfois été difficile, autant on a un petit pincement au coeur de laisser partir notre nid douillet, reconnaît le propriétaire. Un peu comme une mère porteuse qui s'attache à son bébé!»

Si le jeune couple souhaite prendre le temps de souffler avant de replonger dans une autre transformation, Manuel Gasse sait fort bien que leur passion commune pour le design risque de les rattraper au détour: «Ma blonde a toujours mille et un projets en tête! Elle veut bientôt acheter une petite maison en Gaspésie pour y passer les vacances d'été avec les enfants. Nous connaissant, on voudra probablement la personnaliser... Au fond, les travaux de rénovation sont un peu comme un accouchement: on se promet que plus jamais, on oublie les aspects moins faciles... puis on recommence avec plaisir!»




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