Beauty and the Beast: dans l'antre de la Bête

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Le visuel de l'adaptation en prise de vues réelle de Beauty and the Beast sera très fidèle à celui que l'on connaît.

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Sonia Sarfati
La Presse

(SHEPPERTON) Après Maléfique, Alice, Mowgli et Cendrillon, c'est au tour de Belle de passer de l'animation à la prise de vues réelle. Beauty and the Beast de Bill Condon, qui met en vedette Emma Watson, a été tourné à l'été 2015 dans les studios Shepperton, à l'extérieur de Londres. La Presse, seul média canadien à avoir eu accès à l'imposant plateau, a rencontré les artisans et les acteurs du long métrage attendu pour le 17 mars. Visite guidée en compagnie de ceux qui se tiennent derrière et devant les caméras.

Derrière les caméras

L'adaptation

«Notre but avec Beauty and the Beast est d'en faire un conte de fées épique», fait le producteur David Hoberman. Disney avait déjà livré sa vision de cette histoire, qui se raconte depuis des siècles, grâce au film d'animation de 1991. Lequel fait à son tour l'objet d'une adaptation en prise de vues réelle. Le visuel sera très fidèle à celui que l'on connaît. Les chansons les plus connues seront reprises, d'autres ont été ajoutées. «Mais, en animation, vous pouvez utiliser des raccourcis qui ne passeraient pas ici. Qui était la mère de Belle? Pourquoi le prince a-t-il mérité d'être changé en Bête? Pourquoi personne, au village, n'est conscient de la présence du château, pourtant juste à côté? Le scénario répond à tout cela.»

Le village

Le récit se passe au XVIIIe siècle, dans un village de Dordogne où se sont installés Belle (Emma Watson) et Maurice (Kevin Kline), son père. «Nous l'avons baptisé "Villeneuve" en hommage à Gabrielle-Suzanne Barbot de Villeneuve, à qui l'on doit l'une des versions les plus anciennes du conte», note le coproducteur Greg Yolan. Ce village a été «bâti» de façon réaliste (et «pratique»: sa topographie permet le fameux numéro d'ouverture où Belle salue ses voisins) pour donner l'impression de se trouver dans une page d'histoire. S'ils sonnent creux, les murs semblent en pierre et si les fleurs résistent à la chaleur, c'est qu'elles sont en papier. Quant à ceux qui évoluent dans ces rues, ils sont collés au «plausible»... jusqu'à ce que, entre les prises, ils sortent cellulaires et lunettes de soleil.

Le château

Le passé bien réel semble aussi être de la partie quand l'intrigue arrive au palais, «composé d'éléments pris dans plusieurs châteaux français du XVIIIe siècle», indique la directrice artistique Sarah Greenwood. Jusqu'à ce qu'apparaissent ses habitants. En particulier son maître, la Bête, incarné par Dan Stevens métamorphosé par des déclinaisons novatrices du CGI et de la captation de mouvements. Dans une entrevue accordée à Entertainment Weekly, l'acteur de Downton Abbey expliquait qu'aux yeux de ses enfants, venus sur le plateau, il ne ressemblait ni à un monstre ni à un prince, mais, vêtu d'une combinaison grise rembourrée et monté sur des échasses, il avait plutôt l'air d'un hippopotame géant. Son apparence finale à l'écran tient donc... de la pure magie.

Les objets (in)animés

Quand le prince est devenu la Bête, son personnel a été changé en objets «animés» à l'image de la fonction qu'ils occupaient. Entrée de Lumière (Ewan McGregor), Plumette (Gugu Mbatha-Raw), Mrs. Potts (Emma Thompson), Ian McKellen (Cogsworth), etc. «Il fallait que ces objets aient l'air vrais, explique la chef décoratrice Katie Spencer. Qu'ils ressemblent à des antiquités, mais qu'on devine l'humain dans leur design.» Ils ont d'abord été créés, physiquement, puis modélisés pour être animés - encore, de façon à conserver leur personnalité. Chip la petite tasse ébréchée (Nathan Mack), par exemple, était un gamin. Il utilise donc sa soucoupe comme une planche à roulettes pour se déplacer.

Les costumes

Grâce à la magie de la géniale Jacqueline Durran, quand les personnages redeviennent humains, leurs costumes affichent l'écho des objets qu'ils ont été pendant la malédiction. Ainsi, les boutons de la livrée de majordome de Cogsworth sont ornés des chiffres de l'horloge et la robe de Mrs. Potts, du motif de la théière. Mais le grand, l'immense défi pour la conceptrice de costumes a été la fameuse robe jaune de Belle. «C'est un vêtement tellement iconique, il y a tellement d'attentes, sa création a été discutée jusque dans les hautes instances du studio, explique-t-elle. Le résultat est notre "interprétation" de la robe jaune. Par exemple, même si la jupe seule est faite de 19 m d'organza, nous lui avons ajouté de la légèreté grâce à sa forme circulaire et aux motifs "aériens".»

Beauty and the Beast de Bill Condon, qui... (Photo fournie par Disney) - image 2.0

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Beauty and the Beast de Bill Condon, qui met en vedette Emma Watson, a été tourné à l'été 2015 dans les studios Shepperton, à l'extérieur de Londres.

Photo fournie par Disney

Devant les caméras

Emma Watson est Belle

Belle est l'un des personnages les plus aimés du panthéon Disney. Emma Watson, l'une des actrices les plus aimées des jeunes, était toute désignée pour endosser le rôle. Pour cela, et pour ses valeurs : « Oui, Belle est une héroïne forte, mais elle n'est pas une exception : je crois que les femmes en général sont incroyablement fortes. Je tenais aussi à ce qu'elle soit active dans ses agissements comme dans ses décisions : elle ne subit pas, elle décide. De plus, elle lit et veut voyager, mais elle refuse d'être seule en cela. Elle enseigne donc la lecture aux fillettes du village », précise l'actrice qui, comme le personnage, connaît « cette impression de ne pas entrer dans le moule » et sait « utiliser ce qui fait [sa] différence pour trouver et faire [sa] place ».

Luke Evans est Gaston

Gaston a été capitaine dans l'armée et il carbure toujours à cette gloire passée. «Mais pour la première fois de sa vie, il n'obtient pas ce qu'il veut: Belle. Ça va le rendre fou et il va falloir qu'il trouve à n'importe quel prix le responsable de son échec: la Bête. C'est quand même quelqu'un de charismatique pour convaincre tout un village d'aller tuer un "monstre"... qui n'a rien fait», indique Luke Evans (The Hobbit), qui a passé une bonne partie de sa carrière sur les planches, entre autres dans des comédies musicales, et voit donc ici l'occasion de montrer à l'écran cet aspect de son talent. Le tout, en compagnie de son «plus grand atout» dans cette performance : Josh Gad.

Josh Gad est Le Fou

L'Olaf de Frozen est devenu Le Fou. Ce qui permet à l'acteur de réaliser un rêve d'enfance: «J'ai grandi dans le deuxième âge d'or de Disney, avec La petite sirèneLe roi lion et AladdinAladdin ! La performance de Robin Williams en génie, c'est ce qui m'a fait dire: "Je dois faire ça un jour!"», s'exclame-t-il avant de déclamer la tirade que lance le génie en sortant de la lampe. Bref, il a accepté sans hésiter de participer à Beauty and the Beast. Et d'adapter Le Fou à cette nouvelle réalité: «Dans le film animé, c'est un bouffon. Pour le rendre plus réaliste ici, je le joue plutôt comme quelqu'un de rusé, un renard. Il est plus malin et il a quelque chose derrière la tête.»

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Les frais de voyage ont été payés par Walt Disney Studio.




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