Lars von Trier sera «peut-être» de retour à Cannes en 2018

Lars von Trier et Uma Thurman... (Photo Johannes Eisele, archives AFP)

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Lars von Trier et Uma Thurman

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Agence France-Presse
Bengtsfors, Suède

L'imprévisible Lars von Trier, en froid avec le Festival de Cannes depuis des propos controversés sur Hitler en 2011, a évoqué mardi un possible retour sur la Croisette pour la sortie de son prochain film.

Le cinéaste danois a démarré lundi en Suède le tournage de The House That Jack Built, l'histoire d'un tueur en série avec Matt Dillon et Uma Thurman en têtes d'affiche. Il présentait mardi ses acteurs à une presse nombreuse convoquée sur les lieux du tournage à Bengtsfors, dans l'ouest de la Suède.

À la question de savoir s'il aimerait présenter le film à Cannes en 2018, le réalisateur de Dancer in the dark a laissé entendre qu'il avait commencé à prendre langue en ce sens avec les organisateurs du festival.

«J'ai parlé aux gens que je connais. Si je veux y aller? Peut-être», a-t-il dit.

Connu pour son humour noir et ses déclarations fracassantes, Lars von Trier fuit les journalistes depuis 201, lorsqu'il avait été déclaré «persona non grata» à Cannes après avoir dit «comprendre» Hitler. Il avait ensuite présenté ses excuses.

Il a de nouveau mis son entourage en émoi mardi en évoquant furtivement cet épisode sur le ton de l'ironie.

Interrogé sur la carrière de l'acteur allemand Bruno Ganz, également au générique de Jack, Matt Dillon a assuré qu'il était «un de (ses) acteurs préférés».

Lars von Trier l'a alors interrompu en feignant de se demander: «Il n'a pas joué Hitler?», provoquant les rires embarrassés de l'assistance avant de se faire reprendre par une collaboratrice.

Le long-métrage, dont la sortie est prévue en 2018, est tourné à Bengtsfors, une localité proche de Trollhättan, la Mecque du cinéma suédois, ainsi qu'au Danemark à partir de mai.

Le film suit le parcours de Jack (Matt Dillon), tueur en série extrêmement intelligent de l'Amérique des années 1970 qui considère chaque meurtre comme une oeuvre d'art. Uma Thurman est sa première victime.

«Nous avons envoyé le scénario à tellement de gens (...) qui ont répondu qu'ils feraient tout pour travailler avec moi si c'était un autre scénario (...) Ces deux-là ont accepté et j'ai dit "quoi? vous êtes sûrs?"», a plaisanté Lars von Trier.

Matt Dillon s'est réjoui d'incarner un assassin récidiviste dans une fiction "sombre", mais "qui a aussi un côté très poétique".

Uma Thurman, actrice culte depuis son rôle de mariée vengeresse dans Kill Bill de Quentin Tarantino, jouera un petit rôle pour le retour au grand écran du cinéaste danois après le diptyque Nymphomaniac (2013).

L'actrice avait déjà fait une brève apparition dans Nymphomaniac, qui racontait, à grand renfort de scènes de sexe, le parcours érotique de Joe, incarnée par Charlotte Gainsbourg.

Riley Keough, petite-fille d'Elvis Presley et actrice de Mad Max, ainsi que la Danoise Sofie Gråbal, révélée dans la série The Killing, sont également au générique de Jack.




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