Décès de l'acteur Maximilian Schell

Né à Vienne, exilé avec ses parents en... (Photo Frank Rumpenhorst, AP)

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Né à Vienne, exilé avec ses parents en Suisse en 1938, puis revenu en Autriche après la guerre, Maximilian Schell a fait partie des acteurs européens ayant réussi à Hollywood.

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Agence France-Presse
VIENNE

Le comédien autrichien Maximilian Schell, Oscar 1961 du meilleur acteur, est décédé à 83 ans «des suites d'une maladie grave et soudaine, a annoncé samedi son agente Patricia Baumbauer.

L'acteur était tombé malade le 18 janvier à Kitzbühel (ouest de l'Autriche), où il tournait pour le compte de la chaîne allemande ZDF, a indiqué de son côté l'agence autrichienne APA.

Il serait décédé après être sorti de l'hôpital mardi, précise APA après avoir indiqué dans un premier temps qu'il était mort dans la nuit de vendredi à samedi dans une clinique d'Innsbruck.

Né à Vienne, exilé avec ses parents en Suisse après l'annexion de l'Autriche par les nazis en 1938, puis revenu en Autriche après la guerre, Maximilian Schell a fait partie des acteurs européens ayant réussi à Hollywood.

En 1961, il est consacré par un Oscar du meilleur acteur pour son rôle d'avocat d'un criminel de guerre nazi dans le film de Stanley Kramer Jugement à Nuremberg. Il y joue au côté de Marlene Dietrich, Burt Lancaster, Spencer Tracy et Richard Widmark.

Longtemps dans l'ombre de sa soeur aînée, Maria Schell, qui avait aussi percé à Hollywood, Maximilian Schell a fait ses débuts de comédien au théâtre, à Bâle à 23 ans. Il est resté fidèle à la scène, jouant notamment ces dernières années à New York, en 2000, une version théâtrale de Jugement à Nuremberg et à Londres, en 2006, dans la mise en scène par Robert Altman d'une pièce d'Arthur Miller, Resurrection Blues.

Au cinéma, il a débuté à Hollywood à 28 ans, en 1958, aux côtés de Marlon Brando dans un film d'Edward Dmytryk Le bal des maudits et a également tourné dans des grandes productions comme Topkapi (1964). En Europe, il s'est illustré derrière la caméra avec Le juge et son bourreau (1975), d'après un scénario de l'un de ses meilleurs amis, l'écrivain suisse Friedrich Dürenmatt.

Maximilian Schell s'est aussi essayé à la mise en scène d'opéra, notamment à Los Angeles à l'invitation de Placido Domingo pour le Lohengrin de Richard Wagner (2001) et Le chevalier à la rose de Richard Strauss (2005).




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