FNC: coup d'oeil sur les courts métrages

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Image tirée de la bande-annonce de Mynarski chute mortelle.

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Le 43e Festival du nouveau cinéma (FNC) compte quelque 400 films et événements, dont 152 longs métrages. Ce qui signifie qu'on propose aussi aux spectateurs de nombreux courts métrages provenant de partout sur la planète.

Plusieurs de ces films sont des oeuvres québécoises que l'on retrouve dans l'ensemble des programmes de courts métrages diffusés dans les différentes salles du Festival. Nous vous présentons les auteurs de trois courts métrages québécois du FNC.

Matthew Rankin

Le Montréalais Matthew Rankin a eu l'honneur de présenter son film Mynarski chute mortelle à la soirée d'ouverture du FNC, mercredi soir dernier. Il a bien fait rire l'auditoire en qualifiant son oeuvre de «psychédélique» et de «Minute du patrimoine sur le LSD».

Plus tard, en entrevue avec La Presse, il explique que son film est inspiré de l'histoire vraie d'un aviateur de Winnipeg, bien connu dans sa ville d'origine et qui a péri en essayant de sauver un de ses amis.

«En fait, c'est l'histoire d'un échec glorieux. Le moment de gloire sort directement de l'échec et c'est ce que je trouve beau, dit M. Rankin, 34 ans. C'est le genre d'événement qui se prête à la propagande, ce que j'ai voulu éviter à tout prix.»

Très particulière, l'oeuvre est à la fois filmée avec de vrais personnages, en noir et blanc sur pellicule 35 mm, et en animation.

Mardi, à 15 h, au Cinéma du Parc (programme de courts métrages La chute)

Caroline Mailloux

Diplômée de l'UQAM en communication, profil cinéma, Caroline Mailloux en est à son troisième court métrage avec La grange, un film qui, sur le plan des images et du jeu, est d'une grande qualité. Peut-être est-ce dû au fait qu'il a été écrit dans un grand élan de coeur.

«C'est un film d'instinct. C'est sorti tout seul et je l'ai écrit très rapidement. Ça m'a ouvert beaucoup de portes pour la suite de la production», indique la cinéaste de 39 ans.

Mettant en vedette le jeune André Kasper (La gang des hors-la-loi), Fanny Mallette et Pierre Rivard, le film est centré sur la disparition de Luc, un garçon de 8 ans, dans des circonstances mystérieuses. L'affaire a tôt fait d'émouvoir tout le village, dont la famille de Kevin (Kasper), ami du disparu qui passe trop de temps dans la grange voisine de sa maison. Un jour, en allant chercher Kevin à la grange, Jacinthe (Mallette), mère de Kevin, découvrira l'horrible vérité.

«Après avoir eu l'idée de mon scénario, j'ai lu une nouvelle qui avait des ressemblances avec mon histoire. Je me suis dit que ça pouvait donc être vrai», dit la cinéaste.

Elle ajoute que son histoire est campée dans une «campagne hostile et magnifique» avec une «ambiance étouffante» proche du cinéma qu'elle affectionne.

Mercredi 15 octobre, à 19 h, au Cinéma du Parc (programme de courts métrages Grandir)

Raphaël J. Dostie et Terence Chotard

Ils ont fait connaissance à l'UQAM, où ils étudiaient le cinéma. Ils en sont tous les deux à leur premier film. Ils ont choisi un sujet - les communautés religieuses - déjà bien connu dans le monde du documentaire avec la volonté d'en faire une approche différente. Et c'est réussi !

Raphaël Dostie (27 ans) et Terence Chotard (30 ans) sont les réalisateurs du court métrage documentaire Un royaume déménage, dans lequel ils racontent le récit d'une communauté religieuse, les soeurs de Sainte-Jeanne-d'Arc, résolues à vendre leur propriété de Sillery, au bord du Saint-Laurent. Tout doit être vendu ou déménagé, incluant le cimetière.

Même s'il est fait sans narration, le film se démarque par sa texture sonore faite à la fois de retenues et de grandes ruptures.

Et ce n'est pas parce qu'il s'agit d'un court métrage que les deux jeunes réalisateurs l'ont eu plus facile. Ils ont dû se faire convaincants et prendre le temps nécessaire pour se faire accepter dans la communauté. «Pour les religieuses, cette histoire était un enjeu important. Je crois que le fait d'aller passer Noël avec elles nous a permis de nous intégrer», dit M. Dostie.

Les soeurs accueillaient ce déménagement avec sérénité, ajoute M. Dostie. «Elles acceptaient leur départ. Pour elles, c'était une étape les rapprochant de Dieu», dit-il.

Vendredi 17 octobre, à 13 h, au pavillon Judith-Jasmin Annexe (programme de courts métrages Il était une fois un royaume)

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